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Blog collectif du Centre de Soins des addictions, destiné à informer, et à recevoir les contributions des patients du C.S.A.P.A du Pays-Haut, mais aussi des membres de leur famille, de leur couple, des amis...

mardi 21 décembre 2010

Histoire de l'alcool

Transmis par le Docteur Guiliani ( médecin alcoologue nutritionniste consultant à Mont Saint Martin):

HISTOIRE DE L’ ALCOOL


Première Partie : « L’archéologie de l’Alcool »

Le Christianisme
L’Ancien Testament évoque fréquemment l’usage du vin.
Le premier vigneron reste Noé qui planta la vigne dès la fin du déluge (il avait 600 ans) et en action de grâce, l’arrosa du sang d’un agneau, d’un lion, d’un singe et enfin d’un porc (on reconnaît là les effets du vin selon que l’on en boit peu, beaucoup ou trop). Il connut l’ivresse et l’humiliation de s’être mis nu devant ses fils, la dérision d’un des leurs et l’action des deux autres qui le couvrirent d’un manteau en marchant à reculons. L’ivresse seule est source d’humiliation et non pas l’homme (Noé mourut à …950 ans).

Loth est également un symbole de la différence entre l’ivresse et la dignité humaine. Lorsque Sodome fut détruite, aucune possibilité de descendance humaine ne pouvait exister, les survivants étant Loth et ses filles. Celles-ci l’enivrèrent et obtinrent de lui une descendance. Loth, grâce à l’ivresse n’eut conscience « ni de son coucher ni de son lever » (Genèse), donc fut épargné de la culpabilité de l’inceste.
Ainsi la race humaine put se perpétuer dans la moralité divine.
Le Nouveau Testament apporte une autre image du vin. Entre le premier miracle de Jésus Christ aux Noces de Cana transformant l’eau en vin et son dernier repas où le vin devient le sang du Christ, la religion chrétienne a permis le passage du vin païen au vin chrétien.

L’expansion de l’empire romain et la propagation de la chrétienté étendront la culture de la vigne. Cette culture, en France, dirigée par les romains, faite par les gaulois (esclaves) eut au fil des siècles pour mainteneurs les abbés, évêques et princes du moyen-âge.

Le Moyen-Age
Au nom de la gloire de Dieu, une viticulture monastique s’épanouit, les « Pères » brasseurs de bière faisant de même. L’ivresse toujours réprimée, devient un pêché.
Le marché du vin s’accompagne de charges, impôts et privilèges tantôt promulgués, tantôt abolis.
Dans cette époque, le monde paysan et citadin boit du vin tant qu’il n’est pas devenu vinaigre.

La Renaissance
Cette époque marque l’essor du vin-plaisir, donc d’une boisson de qualité. La naissance des grands crus aura lieu pendant les XVII et XVIIIème siècles.
La fiscalisation par « l’octroi » amène la réglementation des guinguettes, tavernes et cabarets avec heure de fermeture obligatoire, amendes pour les débitants et usagers.
Ces cabarets « parlements du peuple » comme aimera dire Balzac bien plus tard, amènent à la Révolution Française et à un éphémère « vin de la liberté » défiscalisé…le temps d’une révolution….


Cette première partie de l’histoire de l’alcool que l’on peut appeler « l’archéologie de l’alcool » reste très actuelle entre l’usage réglementé protégé, glorifié, sacré de l’hydromel au vin à la bière et aux autres boissons fermentées.
Peu de place a été donnée aux boissons distillées (alambic) d’origine arabe pour les uns, grecque pour les autres.
Concernant l’origine arabe, « al-kuhl » désignait d’abord l’antimoine pulvérisé (car on le mêlait jadis à d’autres métaux afin qu’il contribue à les durcir), ensuite tout liquide distillé. Un tel emprunt a été réalisé par d’autres alchimistes dont l’art de la magie associait des techniques chimiques (remontant à la découverte et à la maîtrise des métaux) avec des spéculations plus ou moins mystiques (ou secrètes)… ; « el khôl » signifie également en arabe : masque.
Cette « eau de vie », cet esprit du vin, fabriqué par les distillateurs et vendue uniquement aux apothicaires, sera le support élixir de teintures et autres remèdes dans le XVIII siècle.
Le mot alcool vient de naître et c’est une autre histoire développée dans la deuxième partie.
Pour l’heure qu’en retenir :
  1. C’est le hasard d’une fermentation qui est à l’origine de la découverte de l’alcool.
  2. La découverte est située au néolithique (époque dite de la pierre polie ≈ 5000 ans avant JC)
  3. La Grèce et la Rome antique célèbrent le culte de Dionysos pour les grecs et Bacchus pour les romains
  4. L’ancien testament cite les grandes ivresses de Noé et de Loth en donnant une notion morale
  5. Le nouveau testament insère le vin dans la vie sociale
  6. Le moyen-âge voit la naissance des grandes réglementations de la consommation et du négoce du vin
  7. La renaissance signe la qualité et la naissance des grands crus
  8. Les boissons issues de distillation n’ont que peu de place dans l’histoire « archéologique » de l’alcool.




Deuxième Partie : histoire de l’alcool 
aux temps modernes

De quoi ça parle ?
Cet historique de la période moderne abordera les changements de comportements sociaux et l’apparition de la notion de maladie alcoolique qui préoccupera la « santé publique ». Cette préoccupation prendra 2 directions :
  1. La Prévention par la création d’une législation spécifique répressive et préventive et d’associations de prévention
  2. Les Soins partagés entre les prises en charges médicales soutenues par la recherche et les prises en charges associatives.

Si l’archéologie de l’alcool a montré que l’usage réglementé, protégé, sacralisé reste encore actuel, l’histoire des temps modernes mettra en forme « sociale » ce que les anciens avaient repéré et traduit en usage « humain ».
La fin du XVIIIème siècle, le début de la révolution industrielle s’accompagne de changements démographiques et de comportement social en Europe. Un historien britannique Théodore Zeldin écrit que le peuple français « acquiert tout d’un coup en même temps, le droit de vote et le droit de boire ».
Les méfaits d’une consommation excessive sont décrits par Dickens pendant qu’un médecin suédois Magnus Hus propose le terme d’alcoolisme en décrivant les multiples alcoolopathies viscérales ou mentales. La traduction française sera publiée en 1852.
Ainsi sont rattachés à une molécule, l’alcool, décrite par les chimistes, les effets néfastes de nombreuses boissons alcooliques. Toutefois, en 1865, Pasteur, ne trouvant pas de germes nuisibles dans le vin déclare que « le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons ».
Il est bon de rappeler que seules les boissons distillées étaient mises en cause, au point qu’un médecin affirmait en 1877 que « l’alcoolisme ne se rencontre que dans les départements qui ne consomment pas de vin » !!!
Parallèlement à la publication des scientifiques et des romanciers tels que Dickens et Zola sur l’alcoolisme, les premières sociétés de tempérance se constituent en mouvement d’aide tels que la CROIX BLEUE en 1877 à Genève, d’obédience protestante et la CROIX D’OR en 1910 d’obédience catholique. Les premiers sevrages se feront à l’aide de ces associations.
Après sa création la LIGUE NATIONALE CONTRE L’ALCOOLISME compta jusqu’à 150.000 adhérents en 1912.

La guerre de 14/18.
L’utilisation des quarts de « gnole » durant la guerre suivie dès la fin de celle-ci par « l’union sacrée » autour du « pinart de la victoire » réussira à faire passer la consommation de vin par habitant en France de 160 à 172 litres par an (moyenne de 1930 à 1939) contre 60 litres en 1997, cette alcoolisation est essentiellement masculine, des tas de jeunes conscrits ayant découvert pendant ce dramatique épisode toutes les particularités du produit qui donnait du courage, qui permettait de soigner sa détresse et ses pleurs etc…Paradoxalement, la consommation d’absinthe fut interdite en …1915.

L’entre-deux guerres
La fin de la première guerre mondiale va marquer un temps de surproduction du vignoble français, donc d’une augmentation de la consommation par habitant citée plus haut.
Les lois répressives s’intéressent à l’ivresse publique, toujours considérée comme un désordre social et situent la majorité alcoolique à 18 ans.
En janvier 1920 les Etats-Unis inventent la prohibition pendant qu’en France les associations anti-alcooliques ne seront plus soutenues par l’Etat, ni moralement, ni financièrement.
La victoire de 1918 a amené une expansion nationale « obligée ».

L’après-guerre
Le monde médical demeurera jusqu’aux années 1950 assez impuissant devant le phénomène de la dépendance alcoolique et des alcoolopathies.
L’apport des vitamines, la découverte de médicaments psychotropes, hypnotiques, tranquillisants, aidera les médecins.
Les méthodes de dégoût ou de dissuasion apparaissent, la méthode Champeau des piqûres chauffantes est proposée en 1965.
Les années 1970 voient la création des Consultations d’Hygiène Alimentaire devenant Centre d’Hygiène Alimentaire en 1975 pour s’appeler Centre d’hygiène Alimentaire et d’Alcoologie (CHAA) en 1983 qui se transformeront enfin en Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie (CCAA) en 1999.

La Ligue Nationale contre l’Alcoolisme deviendra Comité de Prévention contre l’Alcoolisme pour se nommer depuis l’Association de Prévention contre l’Alcoolisme dont l’objectif essentiel est la prévention et l’application de la législation et non l’aide aux soins.
Le monde associatif avec la Croix Bleue et la Croix d’Or crée des Centres de cure et postcure.
Il se laïcise avec la création de Vie Libre en 1953, proche du milieu du travail et des mouvements d’Education Populaire. L’aide à la réinsertion professionnelle devient un de leurs principaux objectifs.
Les Alcooliques Anonymes est une association issue de la rencontre en 1935 de deux buveurs américains (Bill et Bob) qui sont ainsi devenus abstinents. Ceux-ci éditent un livre en 1939 « les Alcooliques Anonymes », appelé le Gros Livre, surnommé Big Book, dans lequel ils développent l’idée de maladie comportementale caractérisée par une perte de contrôle des consommations et dont le seul traitement est l’abstinence absolue (sobriété), renouvelée de 24H en 24H.
Ce traitement n’est selon eux possible qu’avec le partage de l’expérience de chacun mise en commun. Le centre d’intérêt sera une réflexion commune et comportementale sur le « comment » on boit, « comment » on s’arrête et non sur le « pourquoi » je bois.
Ce mouvement sera introduit en France en 1960.
Il existe également des mouvements associatifs professionnels issus des grandes entreprises publiques ou privées.
En 1990 une définition de l’ « Addiction » est proposée par Goodman : « processus par lequel un comportement, pouvant permettre à la fois une production de plaisir et d’écarter ou d’atténuer une sensation de malaise interne, et qui se caractérise par l’échec répété de contrôler ce comportement et sa poursuite en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives ».
Ce concept d’addiction amène au terme de "pratiques addictives", comprenant de multiples facettes, dont celle de la dépendance alcoolique.
Mais ceci est une autre histoire, celle qui reste à écrire dans l’entrée de ce Millénaire.
Pour l’heure, qu’en retenir ?
  1. La fin du XVIIIème siècle avec la Révolution Française marque des changements de comportements sociaux.
  2. Le terme alcoolisme apparaît au milieu du XIXème siècle
  3. La fin du XIXème et le début du XXème siècle seront marqués par la création d’associations de soutien aux malades alcooliques et de prévention contre l’alcoolisme
  4. Après les années 1950 une véritable stratégie de soins sur le plan médical se met en place.
  5. A l’aube des années 2000 un nouveau concept laisse augurer de nouvelles stratégies : l’ADDICTION….




    lien réduction des risques :  http://www.technoplus.org/t,1/1018/t
     sur la route : http://www.technoplus.org/t,1/1055/securite-routiere

lundi 20 décembre 2010

Cannabis

LE CANNABIS OU CHANVRE

Le cannabis est une plante dont le principe actif responsable des effets psychoactifs est le THC (tétrahydrocannabinol). Sa concentration est très variable selon les préparations et la provenance du produit . Il est classé comme stupéfiant dès 0,3 % de THC. Le THC est responsable des effets du cannabis sur le système nerveux. Il semble qu'il y ait une augmentation de la teneur en THC du cannabis au cours des dernières années (30% dans certaines résines de cannabis, alors qu'un haschich à 10% était encore très rare en 1993).


On peut le trouver sous différentes préparations:
Marijuana: Ce sont des feuilles et des sommités fleuries séchées (communément la ganja, le pétard).
La résine (ou hashish, shit, teuch) c'est une pâte sèche de couleur variable, brune ou verte.
L'huile de cannabis utilisée dans une pipe à eau appelée bong.


Pour tout psychotrope, trois facteurs déterminent la gravité de la consommation: le produit, l’individu et l’environnement. Dans le cas du cannabis, c’est surtout la fragilité de l’usager et l’âge auquel il s’initie (la précocité), qui vont rendre l'usage problématique (avec des effets indésirables comme des troubles de l'humeur, de l'anxiété, de la concentration, de la mémoire... la perte de la réactivité intellectuelle, la démotivation)
Notre expérience professionnelle nous a montré que les difficultés liées aux consommations peuvent masquer d’autres problématiques psychopathologiques ou familiales et favoriser l’usage à risque et la dépendance. Nous préconisons une approche globale de ces problématiques afin de prévenir les risques associés aux consommations.

Voir également ces liens :
http://www.le-cap.org/questions_soins.html#cannabis

http://cannabis-5000.skyrock.com/

http://www.technoplus.org/t,1/1016/t (réduction des risques)

http://www.chrysis-online.com/demos/cannabis/

http://www.lecrips-idf.net/rubrique222.html

http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/805.pdf

http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/806.pdf (risques expliqués aux parents)

http://www.ofdt.fr/ofdtdev/live/publi/rapports/rap07/cde.html

http://www.inpes.sante.fr/SLH/articles/386/03.htm (intervention précoce)

http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/dossier.php?id_dossier=101

http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossiers/cannabis/thc.htm (point scientifique)

http://www.ofdt.fr/ofdtdev/live/produits/cannabis.html

http://www.technoplus.org/t,1/1017/champis (champignons hallucinogènes)



Auto-questionnaire : Le CAGE Cannabis - DETC (validé aux Etats-Unis) :

1) Avez-vous ressenti le besoin de Diminuer votre consommation de cannabis ?
oui
non

2) Votre Entourage vous a-t-il déjà fait des remarques au sujet de votre consommation ?
oui
non

3) Avez-vous déjà eu l'impression que vous fumiez Trop de cannabis ?
oui
non

4) Avez-vous déjà eu besoin de fumer du Cannabis dès le matin pour vous sentir en forme ?
oui
non

Deux réponses positives (ou plus) à ces questions sont évocatrices d'une consommation nocive.
Nous nous tenons à votre disposition pour en parler.




Ecoute Cannabis : 08 11 91 20 20 (de 8H à 2H coût d'un appel local)

samedi 18 décembre 2010

HéroÏne

L'HÉROÏNE, QU'EST-CE QUE C'EST ?

L'héroïne est un opiacé puissant, obtenu par synthèse à partir de la morphine, extraite du pavot.


> À QUOI ÇA RESSEMBLE ?

L'héroïne se présente sous la forme d'une poudre ou de granulés à écraser. Longtemps injectée par voie intraveineuse, l'héroïne peut être aussi prisée (sniffée) ou fumée. En France, les pratiques d'injection sont en baisse depuis plusieurs années.


> EFFETS ET DANGERS DE L'HÉROÏNE

L'héroïne provoque très rapidement l'apaisement, l'euphorie et une sensation d'extase. Cet effet immédiat de plaisir intense est suivi d'une sensation de somnolence, accompagnée parfois de nausées, de vertiges et d'un ralentissement du rythme cardiaque. L'héroïne agit ponctuellement comme anxiolytique puissant et comme antidépresseur.

Quand l'usage se répète, la tolérance au produit s'installe et le plaisir intense des premières consommations diminue. En quelques semaines, le consommateur ressent le besoin d'augmenter la quantité et la fréquence des prises. La vie quotidienne tourne autour de la consommation du produit.

La dépendance s'installe rapidement dans la majorité des cas. L'héroïnomane oscille alors entre des états de soulagements euphoriques (lorsqu'il est sous l'effet de l'héroïne) et des états de manque qui provoquent anxiété et agitation. La dépendance à l'héroïne entraîne presque toujours des risques importants de marginalisation sociale.

Des troubles apparaissent très vite, dont l'anorexie et l'insomnie.
La morphine est le médicament le plus actif contre la douleur. Il arrive que ce médicament soit détourné, avec les mêmes dangers que ceux de l'héroïne.

La surdose (ou overdose) à l'héroïne provoque une dépression respiratoire souvent mortelle. Généralement provoquée par une consommation importante de produit, elle peut aussi survenir avec des doses relativement faibles, notamment lors d'une reprise de consommation après une période d'abstinence.

D'autre part, la pratique de l'injection expose à des infections locales (abcès) lorsqu'une bonne hygiène n'est pas respectée. Surtout, la mise en commun du matériel d'injection et des autres objets de préparation expose à un risque très élevé d'être contaminé par le virus du sida (VIH) ou de l'hépatite C. C'est pour enrayer le phénomène de contamination qu'a été mise en place à partir de 1987 une politique de réduction des risques.

voir aussi : http://cept.lu/fr/frono/infos-drogues/heroine/methadone

Une partie de ce texte est extrait du livre d'information "Drogues : savoir plus, risquer moins" réalisé par la MILDT et l'INPES.

http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1281.pdf

http://www.drogues.gouv.fr/drogues-illicites/heroine/index.html

http://www.drogues-dependance.fr/

http://www.drogues-info-service.fr/

www.pistes.fr (réduction des risques VIH et Hépatite)

http://www.pistes.fr/swaps/59.htm

www.soshepatites.org

http://www.asud.org/produits/article-125-heroine-effets-risques.html

http://www.apothicom.org/injection_moindre_risque.php

http://www.technoplus.org/t,1/1024/rabla/hero

http://www.technoplus.org/t,1/1080/drug-mix

http://users.skynet.be/Actolux/

http://cept.lu/fr/frono/infos-drogues/heroine

http://www.ofdt.fr/ofdtdev/live/produits/opiaces.html

http://www.lecrips-idf.net/article1605.html




jeudi 16 décembre 2010

Toxicomanie

Comme nous vous l'avons indiqué, l'association Tandem a été reprise par Alpha-Santé et le CSST est devenu CSAPA.
Comme nous ne sommes pas sûrs de pouvoir conserver l'ancien site du CSST (lien à droite) nous allons rapatrier petit à petit les informations du site sur ce blog.

Aujourd'hui voici les éléments concernant la toxicomanie en général.

La toxicomanie (du grec toxikon = poison et mania = folie) se traduit par un usage répété et excessif d'une ou plusieurs substances toxiques (analgésiques et/ou psychotropes) sans justification thérapeutique.
Cet usage s'accompagne d'un désir incontrolable de continuer à consommer le produit, accompagné d'accoutumance et de dépendance.
Selon l'OMS, la définition stricte de la toxicomanie correspond à quatre éléments :
* Une envie irrépressible de consommer le produit
* une tendance à augmenter les doses
* une dépendance psychologique et parfois physique
* des conséquences néfastes sur la vie quotidienne (émotives, sociales, économiques).


Une classification des produits, substances toxiques a été élaborée en 1991 par Jean Thuillier, psychiatre et pharmacien, et Yves Pelicier, médecin et professeur d'université.
Les produits sont classés en trois grandes catégories :
Les stimulants qui stimulent le fonctionnement du système nerveux :
Tabac, Cocaïne, Crack, Médicaments stimulants (Amphétamines et autres dopants), Ecstasy, GHB.
Ces produits favorisent temporairement un état d'éveil et d'excitation et réduisent la fatigue. Ils induisent un sentiment fallacieux d'assurance et de contrôle de soi. L'effet est généralement suivi d'un état d'épuisement et de dépression.
Ils conduisent fréquemment à la dépendance psychique et peuvent induire, à forte dose, des conséquences graves : paranoïa, dépression importante, fatigue généralisée. Ils sont aussi la cause d’accidents par surestimation de ses capacités.

Les hallucinogènes ou perturbateurs qui perturbent le fonctionnement du système nerveux :
Cannabis et produits dérivés, Produits volatils (colles et solvants, anesthésiques volatils), Kétamine, LSD, champignons hallucinogènes etc.
Ces produits provoquent une perturbation de la perception de l'environnement et de la réalité : modifications de la perception du temps et de l'espace, sensibilité exacerbée aux couleurs et aux sons.
A long terme, ils peuvent modifier durablement la personnalité du consommateur qui ne peut plus composer avec les éléments de la réalité.

Les dépresseurs qui ralentissent le fonctionnement du système nerveux :
Alcool, Médicaments tranquillisants et somnifères (Barbituriques, Benzodiazépines...), Opiacés (Héroïne, Méthadone, Codéine, Morphine... ).
Ces produits entrainent une sensation de détente et de rêve ainsi qu'une perte d'inhibition.
Ils conduisent fréquemment à la dépendance physique et peuvent induire, à forte dose, des conséquences graves (arrêt cardiaque ou respiratoire). Ils sont également la cause d'accidents par perte de vigilance et de contrôle de soi.


Les produits stupéfiants, qui entraînent une dépendance, ont un point commun : celui d'augmenter la quantité de dopamine, neuromédiateur agissant sur une zone du cerveau appelée le « circuit de récompense». C’est cette zone qui est stimulée et nous donne du plaisir chaque fois que nous agissons dans le sens de notre conservation ou de la survie de l’espèce : le plaisir de manger ou le plaisir sexuel par exemple.
La stimulation des neurones à la dopamine produit une sensation de plaisir intense. L'individu cherchera alors à ressentir de nouveau ce plaisir avec le ou les produits utilisés. Ce mécanisme explique les comportements de consommation répétitive qui conduisent à la dépendance. Mais en sollicitant anormalement le circuit de récompense, les produits stupéfiants peuvent engendrer à terme son déséquilibre permanent.
Les autres neuromédiateurs impliqués sont principalement les endomorphines, les endocannabinoïdes, la noradrénaline, la sérotonine, l’acétylcholine et le GABA.





Où en êtes-vous avec les produits stupéfiants : http://www.technoplus.org/t,1/1082/reperes


DROGUES infos service: 0800 23 13 13
7j/7 anonyme et gratuit
http://www.filsantejeunes.com/docs/doc-drogues/449-les-autres-drogues
http://cept.lu/fr/frono/infos-drogues/
http://www.ofdt.fr/
http://www.drogues.gouv.fr/
http://www.asud.org/
http://www.apothicom.org/
www.technoplus.org
www.safe.asso.fr (réduction des risques)
http://a-f-r.org/plume/ (association française de réduction des risques)
www.aides.org (sida hépatite)
http://www.lecrips-idf.net/article57.html (vidéo "drogue plaisir dépendance" pour initier un débat)
http://www.lecrips-idf.net/article55.html (scénarios sur la drogue)
http://www.lecrips-idf.net/IMG/pdf/fotoki.pdf
http://www.lecrips-idf.net/IMG/pdf/methamphetamine.pdf

http://www.technoplus.org/t,1/1025/speed
http://www.technoplus.org/t,1/1026/taz-/-mdma
http://www.technoplus.org/t,1/1020/ghb/gbl
http://www.technoplus.org/t,1/1022/lsd
http://www.technoplus.org/t,1/1019/coke
http://www.technoplus.org/t,1/1081/sniff
http://www.lecrips-idf.net/IMG/pdf/drogues_loi_2009.pdf (loi)

http://www.technoplus.org/t,1/1060/lois-sur-les-drogues (législations européennes)
http://www.lecrips-idf.net/rubrique222.html (questions sur les drogues)
http://www.lecrips-idf.net/rubrique12.html (ressources thématiques consommations de drogue)
http://www.technoplus.org/t,1/1055/securite-routiere (sur la route)



http://www.voltairenet.org/mot2282.html?lang=fr (mafias et narcopolitique)





lundi 6 décembre 2010

Du blog Tandem au blog CSAPA (définition de l'addiction)

Comme vous l'avez constaté, le titre de ce blog a changé.
Le CSST, Centre de Soins Spécialisés en Toxicomanie, est devenu CSAPA, centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie, en collaboration avec le centre d'alcoologie de Mont Saint Martin (où travaillent un médecin alcoologue, une psychologue tabacologue, une infimière formée aux thérapies familiales).

Définition du CSAPA : http://www.drogues-info-service.fr/?Le-Centre-de-Soins-d


Qu'est-ce que l'addiction ?
La notion de conduite addictive comprend à la fois les addictions aux substances psycho-actives (drogues, tabac, alcool) mais également les addictions comportementales, sans substances psycho-actives.

" Le terme d'addiction est un vieux vocable français trouvant son étymologie dans le terme latin ad-dicere : « dire à » au sens de donner, d'attribuer quelqu'un à quelqu'un d'autre en esclavage, si bien que l'esclave était dictus ad, « dit à » tel maître. En ce sens, l'alcoolique serait celui qui est « dit à » l'alcool, comme le drogué est celui qui est « dit à » la drogue, le boulimique « à » la faim, le joueur « au » jeu, le fumeur « au » tabac. (...)
Dans l'ancienne République romaine, un « addictum » (addicté) était un esclave pour dette.(...) L'addiction désignait en droit romain ancien la contrainte par corps de celui qui, ne pouvant s'acquitter de sa dette, était mis à la disposition du plaignant par le juge. Celui qui n'était pas parvenu à gérer convenablement ses propres obligations, se voyait condamné à payer, avec son corps et par son comportement " (Sztulman)


Goodman propose des critères pour le diagnostic du trouble addictif :

A - impossibilité de résister aux impulsions à réaliser ce type de comportement ;

B - sensation croissante de tension précédant immédiatement le début du comportement ;

C - plaisir ou soulagement pendant sa durée ;

D - sensation de perte de contrôle pendant le comportement ;

E - présence d'au moins cinq des neuf critères suivants :
1 - préoccupation fréquente au sujet du comportement ou de sa préparation.
2 - intensité et durée du comportement plus importantes que souhaitées à l'origine.
3 - tentatives répétées pour réduire, contrôler ou abandonner le comportement.
4 - temps considérable consacré à préparer le comportement, à l'entreprendre, ou à se remettre de ses effets.
5 - survenue fréquente du comportement qui empêche le sujet d'accomplir ses obligations professionnelles, scolaires, universitaires, familiales ou sociales.
6 - activités sociales, professionnelles ou récréatives sacrifiées du fait du comportement.
7 - perpétuation du comportement, bien que le sujet sache qu'il cause ou aggrave un problème persistant ou récurrent d'ordre social, financier, psychologique ou physique.
8 - tolérance marquée : besoin d'augmenter l'intensité ou la fréquence pour obtenir l'effet désiré, ou diminution de l'effet procuré par un comportement de même intensité.
9 - agitation ou irritabilité en cas d'impossibilité de s'adonner au comportement.

F- certains éléments du syndrome ont duré plus d'un mois ou se sont répétés pendant une longue période.


L'addiction comporte donc trois dimensions :
- l'impulsion (action sans considération des conséquences, recherche du plaisir)
- la compulsion (pensées envahissantes, répétition, évitement d'un état émotionnel désagréable)
- la dépendance :

augmentation du degré de stimulation nécessaire (= tolérance )
symptômes de sevrage, dysphorie en cas d'arrêt brutal
impossibilité répétée de contrôler un comportement et la poursuite de ce comportement en dépit de la connaissance des conséquences négatives.

La notion de dépendance est complexe, elle signifie: « situation d’assujettissement d’un individu à la prise d’une drogue : l’interruption de cette dernière entraîne un malaise psychique, voire physique, qui incline le sujet à pérenniser sa consommation.» (Larousse).
On individualise souvent la dépendance psychique (pulsion impérieuse à consommer un produit pour rechercher un effet) et la dépendance physique (besoin de consommer un produit pour prévenir la survenue des troubles physiques des manifestations de manque).


DEPENDANCE SANS DROGUE ou addiction comportementale
voir ce lien :
http://www.le-cap.org/questions_soins_2.html#AUTcyber



internet, jeux vidéos : http://www.netecoute.fr/
http://www.jeuxvideoinfoparents.fr/
http://www.dailymotion.com/video/x6rvoa_over-game_shortfilms



film interactif ados et Web



Joueurs Ecoute Info Service : 09 74 75 13 13 (de 8H à 2H côut d'un appel local) http://www.joueurs-info-service.fr/


http://www.drogues-info-service.fr/
http://www.tabac-info-service.fr/




Questionnaire CRAFFT (ADOSPA)

(repérage précoce de consommations nocives de Substances Psycho-Actives):



1) Êtes-vous déjà monté dans un véhicule (Auto, moto, scooter) conduit par quelqu’un (vous y compris) qui avait bu ou qui était défoncé(e) ?


2) Utilisez-vous de l’alcool ou d’autres drogues pour vous Détendre, vous sentir mieux ou tenir le coup ?


3) Avez-vous Oublié des choses que vous deviez faire (ou fait des choses que vous n’auriez pas habituellement faites) quand vous utilisez de l’alcool ou d’autres drogues ?



4) Consommez-vous de l’alcool et d’autres drogues quand vous êtes Seul(e) ?



5) Avez-vous déjà eu des Problèmes en consommant de l’alcool ou d’autres drogues ?



6) Vos Amis ou votre famille vous ont-ils déjà dit que vous deviez réduire votre consommation de boissons alcoolisées ou d’autres drogues ?





Un score inférieur à 2 indique un usage simple

Un score égal à 2 indique un usage à risque

Un score ≥ 3 indique un usage nocif voire dépendance










voir aussi : http://www.technoplus.org/t,1/1082/reperes








vendredi 3 décembre 2010

Atelier peinture sur tissu







Les ateliers fonctionnent (de façon individualisée ou en groupe) à la demande des patients qui souhaitent un moment agréable de détente, la reprise d'un loisir déjà expérimenté, un peu de concentration sur un support apprécié.

lundi 12 juillet 2010

Changements au Centre de soins

Beaucoup de changements en ce début d'été :


Francis, éducateur, a rejoint notre équipe en avril, en remplacement de Philippe à Villerupt :


Puis Pélagie, infirmière dans notre antenne de Briey, nous a quittés pour d'autres paysages professionnels :
(ici - à gauche sur la photo - en randonnée du centre de soins, au bois de Napatan à Briey)




et vient d'être remplacée par Anne :


Carine, infirmière à Villerupt,

sera remplacée lors de son congé de maternité par Solange.

L'antenne de Briey a déménagé de la rue Carnot à la rue Stephen Liegeard (près de la Poste) pour des locaux plus grands et plus accessibles.

En lien dans la colonne de droite ( sous le "site Tandem"), vous trouverez le blog Addicto'textes proposé par notre psychologue, Véronique, qui essayera de le mettre à jour régulièrement.


Ce blog présente des extraits de livres/romans/ chansons qui parlent de toxicomanie et d'addiction. Si vous connaissez des textes sur ce thème, n'hésitez pas à les partager avec nous, pour que nous puissions les ajouter, et ainsi en faire profiter un plus grand nombre de lecteurs.


Enfin, l'association Tandem vient d'être rattachée par "fusion-absorption" au groupe "Alpha-Santé" de Hayange/ Mt-St- Martin ( http://www.alpha-sante.com/).

Nous remercions vivement Monsieur Philippe Margeotte pour sa disponibilité bienveillante et son implication en tant que président de l'association Tandem pendant huit ans :
Nous remercions également les membres fidèles du Conseil d'Administration de l'association.