Qui ?

Blog collectif du Centre de Soins des addictions, destiné à informer, et à recevoir les contributions des patients du C.S.A.P.A du Pays-Haut, mais aussi des membres de leur famille, de leur couple, des amis...

lundi 30 juillet 2012

Livres et chansons



Vous trouverez ICI toutes les archives des paroles de chansons, extraits de livres, bandes dessinées et autres textes qui traitent des addictions, que nous rassemblons pour vous depuis 2010 ; N'hésitez pas à nous signaler ceux que vous connaissez, que nous pourrons ajouter.
N'hésitez pas non plus à nous faire parvenir vos témoignages, textes ou dessins que nous pouvons publier sur ce blog. 

ICI les dernières en date,  bonne lecture ! )



Paroles "Addictions" du groupe Superbus
Toutes les chansons sont écrites et composées par Jennifer Ayache, chanteuse du groupe


Mords-toi la langue

Tu vas finir par te taire

Rien n’est plus tendre

Qu’un petit bout de chair

Je ne me passe plus de vous

Je ne me passe plus de tout



Refrain :

J’additionne les addictions

Je collectionne à ma façon

J’additionne les addictions

Je collectionne à ma façon

Et je les jette comme je prends

J’affectionne les tourments

Et j’apprends

Et je jette comme je prends

J’affectionne les tourments

J’apprends



Mords-toi la langue

Tu vas finir par me plaire

Reste dans l’angle

Que je te voie bien le faire

Je ne me passe plus de vous

Je ne me passe plus de tout



(Refrain)


Mords-toi la langue

Mords-toi la langue

Tu vas finir par me plaire

Je ne me passe plus de vous

Je ne me passe plus de tout


encore encore encore encore

(Refrain)






lundi 16 juillet 2012

Alerte sanitaire pour les usagers d'héroïne

Depuis le 5 juin 2012, 5 cas d'infection grave au bacille du charbon (anthrax) ont été signalés chez des consommateurs d'héroïne en France, en Allemagne et au Danemark.
L'origine très probable de ces infections est la contammination de l'héroïne ou des produits de coupe par le bacille du charbon, spores toxiques d'une bactérie, non visibles à l'oeil nu : Les personnes peuvent être infectées au contact de ces spores par injection, inhalation (sniff) ou ingestion (aucune voix d'administration n'élimine le risque).
Une épidémie de la maladie du charbon liée à l'injection d'héroïne a déjà eu lieu en 2009-2010 dans plusieurs pays d'Europe.  (voir http://www.drogues-info-service.fr/?Point-sur-l-infection-par-la)

Un traitement antibiotique est efficace s'il est mis en route rapidement.
Dans les quatre jours après la consommation, on peut observer un gonflement, rougeur, abcès au point d'injection , mais aussi fièvre, maux de tête, nausée.
http://prevaction.org/2012/06/28/2-cas-de-charbon-lies-a-l%e2%80%99injection-d%e2%80%99heroine-en-allemagne/

Si l'héroïne a été inhalée, la personne peut présenter un syndrôme grippal (fièvre, douleurs musculaires, maux de tête, toux) avec difficultés respiratoires.

Il est important, de cesser toute consommation d'héroïne, pendant tout le temps de cette alerte. Au besoin, rapprochez-vous d'un CSAPA, qui pourra vous délivrer un traitement de substitution, durant cette période. En cas de doute, il est important d'avoir un avis médical.

http://www.federationaddiction.fr/alerte-sanitaire/

vendredi 8 juin 2012

Témoignages sur Arte radio (internet)

THEME DROGUE : http://www.arteradio.com/keyword/5234/drogues/
avec :

 - ---------------------
http://www.arteradio.com/son/616024/disciples_des_piqures/ 


Travail, famille et dépendances (20’06’’)
« J'avais le souvenir du bonheur »


Il y a les drogués au crack qui font peur aux passants, il y a aussi des toxicomanes "inclus" et invisibles pour la société. Pierre, 41 ans, est fromager ; Philippe, 57 ans, est entrepreneur retraité et franc-maçon actif. Tous deux racontent leur lourde consommation d'héroïne, de cocaïne et désormais de méthadone. Propos libres sur le bonheur, la déchéance et la méfiance.
Enregistrements : mars-avril 11
ALCOOL & KARATÉ Récit d'un combat à voix nue (17’04’’) « Je suis quand même sur mes gardes »        Matthieu Crocq
La désintox est un sport de combat. L'histoire de Patrick, musicien, et de sa lutte contre la dépendance : alcoolisme, toxicomanie... Les coups reçus, les coups portés, les chutes et la victoire en vue.
Enregistrements : juillet 05
- -------------------------- http://www.arteradio.com/son/157000/la_crackee


A la recherche d'une fille partie en fumée (16’28’’)
« On n'a pas cherché à s'en sortir »


Un jour, Nicolas a discuté avec une jeune femme qui squattait l'entrée de son immeuble, dans le quartier de La Goutte d'Or, Paris XVIIIe. Puis il ne l'a plus vue. Alors il est parti à sa recherche, en interrogeant les voisins, la police, les accros au crack, les structures d'aide et de soin aux toxicomanes.
Enregistrements : novembre-décembre 07


- --------------------------http://www.arteradio.com/son/555/shit_accros/ :
SHIT ACCROS Une drogue douce pour une vie dure-dure (9’09’’)           « On fera l'amour demain »   Frédérique Pressmann
Paresse, paranoïa, dégoût : le cannabis n'a pas que des bons côtés. Et pourtant, ils fument... Témoignages rares sur une dépendance commune, mais souvent taboue. Il faut apprendre à gérer sa consommation.
Enregistrements : 16 & 30 avril 03


ENFANTS & PÉTARDS   Peut-on fumer du shit devant les enfants ? (5’28’’)     « On le dit pas, c'est pas pareil »


Peut-on fumer des pétards devant ses enfants ? A cette question cruciale, des millions de parents amateurs de cannabis ont répondu : ''Ben... euh... bof...'' Pour en savoir plus, notre reporter est allé interroger son amie Sophie. Plan-séquence.
Enregistrement : novembre 02


RAPIDO  Accro aux jeux du hasard (8’57’’)    « Un addict de la Française des Jeux »


Comme des millions de Français, Daniel donne son argent à la Française des Jeux en échange de bouts de papier à gratter. Il nous raconte son addiction au Rapido, l'équivalent du crack pour les jeux de hasard : effet bref et intense, accoutumance immédiate, détresse à prévoir.
Enregistrements : mai 08



DEALER CHAMPS  Un ex-gros dealer se met au vert (9’06’’)               « Mal acquis profite jamais »


Enfant des cités, il a été un gros dealer de cannabis. De ceux qui font trembler dans les chaumières. Après quelques lourdes mésaventures, il s'est mis au vert. Et se raconte à micro ouvert.
Enregistrement : juin 03


jeudi 31 mai 2012

Journée mondiale sans tabac



" L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que d'ici 2020, le tabac sera la principale cause de décès et d'incapacité, avec plus de 10 millions de victimes par an. Le tabagisme entrainera alors plus de décès à travers le monde que le Sida, la turberculose, la mortalité maternelle, les accidents de voiture, les suicides et les homicides combinés...

La Journée mondiale sans tabac vise à mettre l'accent sur le rôle décisif joué par les professionnels de la santé dans la lutte antitabac. "



http://www.lemonde.fr/tabac/

http://www.tabac-humain.com/



Si vous avez réussi à ne pas fumer, dites nous comment vous avez fait dans les commentaires...

mercredi 2 mai 2012

Quelques définitions (dépendance, sevrage, overdose...)

DROGUE : Substance d'origine naturelle ou synthétique qui agit sur l'organisme d'un sujet en modifiant ses sensations et son comportement.
L’alcool et le tabac sont des drogues dont l’usage et le commerce sont réglementés.
STUPEFIANT : Drogue qui produit un engourdissement des centres nerveux.
PSYCHOTROPE : stupéfiant d'origine synthétique (médicaments ou produits illicites).
TOXICOMANIE : Etat d'intoxication engendré par la consommation répétée d'une drogue (ou de drogues).

TOLERANCE : Phénomène qui conduit à augmenter les doses d'un produit pour obtenir le même effet.

ACCOUTUMANCE : Etat résultant de la consommation répétée d'une drogue et entrainant une certaine dépendance psychique.

DEPENDANCE : Fait pour l'individu de ne plus pouvoir se passer d'un produit ou substance considéré comme dangereux pour l'organisme. Il existe deux types de dépendance :
- La dépendance physique, provoquée notamment par les opiacés, la nicotine, les barbituriques... et qui entraîne l'apparition de signes cliniques qui constituent l'état de manque lorsqu'on cesse d'absorber le produit.
- La dépendance psychique : besoin psychologique de réitérer la prise du produit. Sa suppression entraîne un sentiment de malaise ou d'angoisse.
Ainsi, la dépendance psychologique aux amphétamines peut s’installer rapidement. Déjà à la suite d’une période intense de consommation, l’usager fait face à une période de "crash" où l’envie d’en reprendre est très forte mais passagère. Il est anxieux, agité, épuisé et dépressif. Bien que fatigué, il lui est difficile de trouver le sommeil. Ce crash peut durer plusieurs jours. En quelques semaines de consommation un usager peut éprouver une envie irrésistible de consommer pour retrouver les effets de la drogue (« craving » : désir ardent). En effet, le contraste entre le souvenir de la consommation et la fatigue, la dépression, l’anxiété qui suivent est de plus en plus difficile à supporter et à dominer. L’usager est alors conduit à reprendre facilement des amphétamines.
De même pour la cocaïne, la faible durée des effets et l’état dépressif qui suit les prises incitent l’usager à renouveler fréquemment sa consommation.
A l'arrêt de consommation de cannabis, les usagers réguliers peuvent présenter les symptômes suivants : sentiment de mal-être, d’irritabilité, de stress, troubles du sommeil (difficultés à s’endormir, réveils nocturnes), sueurs froides, transpiration excessive, migraines, difficulté de concentration.

Un même individu peut être dépendant de plusieurs drogues. Cet état s'accompagne ou non de tolérance.
La notion d''addiction met l'accent sur le volet comportemental (et non physiologique) de la dépendance.
ADDICTION : impossibilité répétée de contrôler un comportement qui vise à produire un plaisir ou écarter une sensation de malaise interne. Poursuite de ce comportement en dépit de la connaissance des conséquences négatives.
 http://blogcsapa.blogspot.fr/2010/12/du-blog-tandem-au-blog-csapa-definition.html


http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-les-nouvelles-addictions-et-la-sociologie-des-prenoms
cerveau et addiction : http://www.franceinter.fr/em/lateteaucarre/103352

ASSUETUDE : asservissement à la drogue, engendrant un état de besoin impérieux avec dépendance physique et psychique. La suppression de la drogue sans précaution médicale devient dangereuse et peut entrainer un syndrôme de sevrage, une crise de manque.

La nicotine provoque une forte dépendance au tabac qui entraîne un syndrome de manque à l’arrêt de la consommation. Les symptômes de manque les plus fréquents sont : des pulsions fortes, mais de courte durée, à fumer, irritabilité, agitation, anxiété, perturbations du sommeil, humeur dépressive.
Des troubles de la concentration intellectuelle, de même qu’une augmentation de l’appétit (avec parfois des sensations de fringale) peuvent également survenir.

Pour l'héroïne, les symptômes du manque varient selon l’intensité et la durée des périodes de consommation. On retrouve le plus fréquemment : larmoiements, écoulement nasal, bâillements, nausées et éventuellement vomissements, diarrhées, crampes musculaires, douleurs profondes des membres, douleurs lombaires et abdominales , sueurs, frissons, sensations de chaud et de froid, pupilles très dilatées, sentiment de malaise et d’angoisse, insomnie. Le syndrome de manque à l’héroïne peut être très intense et douloureux, durer plus d’une semaine, mais il ne représente pas de risque mortel.


Pour l'alcool, les symptômes du manque sont : de l’anxiété, de l’agitation et de l’irritabilité, de l’insomnie et des cauchemars, des sueurs et des tremblements , de la tachycardie et de l’hypertension artérielle, de l’anorexie, des nausées et des vomissements.
Selon les cas, les troubles précédents peuvent s’amplifier jusqu’à provoquer : des signes confusionnels, des hallucinations, des convulsions, de l’hyperthermie.
Dans quelques cas, en particulier lors d’un arrêt brutal et complet de la consommation, ces symptômes peuvent déboucher sur un delirium tremens qui présente un risque mortel et qui se caractérise par :
de la confusion mentale, des anomalies de la perception (erreur d’interprétation, hallucinations), une perturbation du rythme veille sommeil avec insomnie ou somnolence diurne , une intense désorientation, la non reconnaissance des personnes de l’entourage, des troubles de la mémoire , de l’épilepsie, une crise convulsive généralisée.

ABUS : usage nocif
consommation inadéquate et répétée d'une substance psycho-active, conduisant à une altération du fonctionnement de la personne ou à une souffrance significative.
SEVRAGE : fait de cesser l'absorption du produit.
Une période de 8 à 15 jours est nécessaire aux toxicomanes pour obtenir la suppression du besoin physique du produit utilisé.

MANQUE : syndrome de sevrage en cas d'arrêt de la consommation d'un produit : dimension physique de la dépendance.
CRAVING : désir puissant, parfois compulsif, d'utiliser une substance psycho-active, qui conduit à une perte de la maîtrise de la consommation : dimension psychique de la dépendance, souvent non repérée par la personne.

SURDOSE , OVERDOSE : Absorption de drogue que l'organisme ne peut tolérer.
Signes de l'overdose : forte somnolence (difficulté à réveiller la personne), pâleur, lèvres bleues, troubles de la respiration, troubles du rythme cardiaque, coma. La mort survient très rapidement : appeler le SAMU (15 ou 112 depuis un portable).
Il peut exister un délai important entre la prise du produit et les signes d'overdose (pour la méthadone, 2 à 5 heures après la prise).

Les surdoses d'opiacés (héroïne, méthadone...) surviennent :
- chez les utilisateurs qui usent d'une dose dont ils ne connaissent pas la teneur en produit pur, ni la provenance.
- chez les toxicomanes qui prennent, après une période de sevrage (cure ou sortie de prison), une dose analogue à celle utilisée avant leur abstinence, mais à laquelle ils ne sont plus habitués
- chez les sujets en état de manque qui s'administrent une dose tolérable mais procèdent à l'injection de la totalité du produit trop rapidement. C'est le cas également si les injections sont trop rapprochées.
- lors d’une association avec de l’alcool ou des tranquillisants (médicaments sédatifs).
- un cas  particulier est représenté par l'ingestion des sachets d'héroïne par crainte des poursuites légales. Dans certaines situations les sachets peuvent se rompre, avec un risque augmenté d'overdose.
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Pour l'alcool, le risque de surdose apparaît dès qu’un usager atteint une alcoolémie de 2g/l de sang .
 A 5g/l, une personne sur deux décède.
Les symptômes du surdosage sont un engourdissement général accompagné d’un état de stupeur, une transpiration importante, la perte de coordination des mouvements et des réflexes. Il peut conduire à un sommeil profond voire à la plongée dans l’inconscience, ce qu’on appelle le coma éthylique caractérisé par une perte du tonus musculaire (hypotonie), le ralentissement voire l’arrêt de la respiration (dépression respiratoire), une hypotension et une hypothermie.


Pour un individu pesant 70 kg, 50 mg de nicotine absorbés par voie orale sont mortels ( En fumant une cigarette, le fumeur absorbe en fait entre 1 et 3 mg de nicotine). Des doses même faibles de nicotine sont toxiques chez l'enfant et peuvent entraîner des symptômes d'intoxication pouvant être fatals.Les symptômes de l'intoxication par la nicotine comportent : faiblesse générale, sueurs, hypersalivation, étourdissements, maux de gorge, nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales, troubles auditifs et visuels, céphalées, tachycardie et arythmie cardiaque, dyspnée, prostration, collapsus cardiovasculaire, coma et convulsions.
Pour l'ecstasy (MDMA) : Nausées et vomissements associés à des vertiges et d’importants maux de tête sont les signes d’un surdosage qui peut entraîner des troubles cardiaques, un coma voire le décès.
Pour les amphétamines, le surdosage se manifeste par une accélération du rythme respiratoire, des sueurs abondantes, des muscles qui se crispent fortement, des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements. La surdose d’amphétamine est une urgence médicale.



Plaquette Overdose association Espoir goutte d'or : http://asp.lecrips-idf.net/cirdd/telechargement/ego_overdose.pdfhttp://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/93/04/71/BOUCHARA/Comment-prevenir-les-Overdoses.pdf
plaquette "prévenir les overdoses" : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/93/04/71/BOUCHARA/Comment-prevenir-les-Overdoses.pdf

QUIZZ : http://quizz.ipsoft.fr/saisie/kwiz.asp?publication_id=1240001



mardi 24 avril 2012

Articles sur la cocaïne

Un récent cas de décès conduit les autorités sanitaires à attirer l’attention sur les dangers liés à l’usage de produits présentés comme de la cocaïne et pouvant contenir de fortes doses de lidocaïne.

L’analyse d’un échantillon de la poudre que la victime se serait injectée a montré qu’elle contenait, en effet, 94 % de lidocaïne, 4 % de cocaïne et 1 % de phénacétine 1.
Les signes évocateurs d’intoxication par la lidocaïne sont : tremblements, fourmillements ou picotements notamment au niveau du nez, sensations ébrieuses, voire convulsions, signes cardiovasculaires de survenue précoce et brutale : tachycardie puis dépression cardiovasculaire, troubles du rythme.
Les intoxications par la lidocaïne sont très graves et peuvent conduire au décès, en l’absence d’une prise en charge médicale d’urgence. Le risque de survenue d’intoxication est fortement augmenté en cas d’injection du produit par voie intraveineuse. La résorption de la lidocaïne par la muqueuse nasale implique également un risque toxique élevé en cas d’utilisation par la voie nasale (sniff).





Vous trouverez ici : des articles du journal "Le Monde" sur la cocaïne, dont ce témoignage :

  • Alexandre, 31 ans, cadre dans la finance, Paris.
"Evacuer cette saloperie de son existence, quand vous êtes jeune, fêtard, parisien, relativement aisé, est une lutte de toutes les fins de semaine. J'ai commencé il y a trois ans, je ne sais pas vraiment pourquoi. Pour casser la monotonie des soirées alcoolisées en discothèque, pour la pêche et l'audace inouïe que ça peut donner, et le pouvoir de séduction associé. Pour le plaisir pur.
Je me rappelle mes premières soirées sympas sous coke - enfin les vingt premières : la jubilation en attendant le dealer au coin d'un bar du 17e, entre potes, le premier rail dans les toilettes, les vannes qui fusent, les filles séduites, les petits matins chez des gens rencontrés le soir même, cokés eux aussi, à refaire le monde. Et le dérapage progressif, insidieux. Un drame financier : découverts, puis dettes.
Un drame pour les proches : une vie de couple brisée, avec une compagne à laquelle j'ai menti pendant trois ans pour justifier mes soirées. Un drame physique et moral : celui de l'épuisement et de l'impression d'un gouffre sans fin, et quelques petites crises de tachycardie qui auraient pu mal virer, vu les saloperies avec lesquelles tous les dealers de Paris la coupent. J'en sors à peine et je dois me surveiller à chaque apéro, à chaque moment festif, pour ne pas composer le numéro fatidique."


http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/04/13/la-drogue-au-travail-les-dopes-du-quotidien_1685006_1651302.html















vendredi 6 janvier 2012

Réunion de groupe pour l'entourage de personnes dépendantes

UNE PERSONNE DE VOTRE ENTOURAGE PRESENTE UNE ADDICTION OU UN COMPORTEMENT D’EXCES
(héroïne, cocaïne, alcool, tabac, cannabis, jeux d’argent, jeux vidéo)

VOUS VOUS POSEZ DES QUESTIONS

- Vous souhaitez rencontrer d’autres personnes qui vivent cette situation pour échanger

- Vous souhaitez participer à un groupe de soutien et de réflexion à ce sujet


Le CSAPA  vous propose une rencontre le 27 janvier à 17h  à Villerupt, 53 rue Carnot

Vous pouvez nous contacter pour vous inscrire par :

téléphone : 03.82.89.92.24

mail : csapa.accueil@alpha-sante.fr


Groupe de parole animé par une psychologue et une éducatrice.

(article paru dans le Républicain Lorrain Villerupt le 6 janvier 2012)



Edit du 17 février : Les prochains groupe de parole pour l'entourage auront lieu le 2 mars à 17h,  le 13 avril et le 11 mai à 17H à Villerupt