Les jeux de hasard et d'argent peuvent devenir problématiques ou pathologiques.
Voici un questionnaire qui permet de faire le point à ce sujet (extrait de "Du plaisir du jeu au jeu pathologique 100 questions pour mieux gérer la maladie" Dr Belkacem, Pr Reynaud, Pr Venisse) :
Questions 4 à 11 :
Questions 12 à 16 :
(on parle du livre ICI )
N'hésitez pas à nous contacter à partir d'un score de trois points.
http://www.inpes.sante.fr/
http://www.crje.fr/
http://www.centredesaddictions.org/
http://users.skynet.be/joueurs/index.htm
http://www.sos-joueurs.org/
http://www.gamblersanonymous.org/
http://www.joueurs-info-service.fr/
http://www.aide-info-jeu.fr/
http://www.crje.fr/enquete_prevalence_jeu_france_2011.html
Qui ?
- CSAPA du Pays-Haut
- Blog collectif du Centre de Soins des addictions, destiné à informer, et à recevoir les contributions des patients du C.S.A.P.A du Pays-Haut, mais aussi des membres de leur famille, de leur couple, des amis...
mercredi 20 juillet 2011
vendredi 8 juillet 2011
vendredi 18 février 2011
Nos lieux de consultation
CSAPA
53, rue Carnot 54190 VILLERUPT
Tél: 03 82 89 92 24
Fax: 03 82 89 94 76 Ouvert au public du lundi au vendredi de 9h à 17h
Permanences éducatives Toxicomanie au CMP de Longuyon et à la maison d'arrêt de Metz Queuleu selon les demandes
ANTENNE DE MONT SAINT MARTIN :
Bâtiment Gériatrie à l'Hôpital de Mont Saint Martin
Tel : 03 82 44 75 92
Consultations Alcool du lundi au vendredi de 8H30 à 16H30
Permanence éducative Toxicomanie le mercredi après-midi
ANTENNE DE BRIEY:
2, rue Stephen Liégeard
54150 BRIEY
Tél: 03 82 20 90 96
Consultations Toxicomanie du lundi au jeudi de 9h à 17h
Consultations Cannabis lundi sur rendez-vous
Consultations Alcool sur rendez-vous
mercredi 5 janvier 2011
Départ du médecin
L'année 2011 est bien l'année de tous les changements (fusion/absorption de Tandem par Alpha-santé, Création du CSAPA....) :
Le Docteur Schillé, médecin psychiatre, directeur médical du CSST Tandem depuis 2002, a quitté notre région, et donc notre centre de soins.
Le Docteur Schillé, médecin psychiatre, directeur médical du CSST Tandem depuis 2002, a quitté notre région, et donc notre centre de soins.
Nous n'oublierons pas ses capacités professionnelles, humaines, voire culinaires.
Nous lui souhaitons la réussite de ses projets, dans son nouvel environnement comme dans ses nouvelles fonctions.
Il sera remplacé par un médecin addictologue au CSAPA, Madame le Docteur Gibert, le 1er mars 2011. La direction administrative est assurée par le groupe Alpha-Santé.
vendredi 31 décembre 2010
Où en êtes-vous avec l'alcool ?
Questionnaire AUDIT
A la question : « moi et l’alcool, où j’en suis ? », ce mini questionnaire va vous aider à répondre.
(comptez les points -colonne à droite des réponses - et faites le total pour l'ensemble des 10 réponses)
1. Quelle est la fréquence de votre consommation d’alcool?
jamais 0
une fois par mois ou moins 1
2 à 4 fois par mois 2
2 à 3 fois par semaine 3
au moins 4 fois par semaine 4
2. Combien de verres contenant de l'alcool consommez-vous un jour typique où vous buvez?
1 à 2 0
3 à 4 1
5 à 6 2
7 à 9 3
10 ou plus 4
3. Avec quelle fréquence buvez-vous six verres ou plus lors d'une occasion particulière ?
jamais 0
moins d'une fois par mois 1
une fois par mois 2
une fois par semaine 3
tous les jours ou presque 4
4. Au cours de l'année écoulée, combien de fois avez-vous constaté que vous n'étiez plus capable de vous arrêter de boire une fois que vous aviez commencé?
jamais 0
moins d'une fois par mois 1
une fois par mois 2
une fois par semaine 3
tous les jours ou presque 4
5. Au cours de l'année écoulée, combien de fois votre consommation d'alcool vous a-t-elle empêché de faire ce qui était normalement attendu de vous?
jamais 0
moins d'une fois par mois 1
une fois par mois 2
une fois par semaine 3
tous les jours ou presque 4
6. Au cours de l'année écoulée, combien de fois avez-vous eu besoin d'un premier verre pour pouvoir démarrer après avoir beaucoup bu la veille?
jamais 0
moins d'une fois par mois 1
une fois par mois 2
une fois par semaine 3
tous les jours ou presque 4
7. Au cours de l'année écoulée, combien de fois avez-vous eu un sentiment de culpabilité ou des remords après avoir bu?
jamais 0
moins d'une fois par mois 1
une fois par mois 2
une fois par semaine 3
tous les jours ou presque 4
8. Au cours de l'année écoulée, combien de fois avez-vous été incapable de vous rappeler ce qui s'était passé la soirée précédente parce que vous aviez bu?
jamais 0
moins d'une fois par mois 1
une fois par mois 2
une fois par semaine 3
tous les jours ou presque 4
9. Avez-vous été blessé par quelqu'un d'autre, ou quelqu'un d'autre a-t-il été blessé parce que vous aviez bu?
non 0
oui mais pas au cours de l'année écoulée 2
oui au cours de l'année 4
10. Un parent, un ami, un médecin ou un autre soignant s'est-il inquiété de votre consommation d'alcool ou a-t-il suggéré que vous la réduisiez?
non 0
oui mais pas au cours de l'année écoulée 2
oui au cours de l'année 4
total :
Un score ≥ 6 chez les femmes et ≥ 7 pour les hommes indique l’existence d’un problème entre vous et l’alcool ; et la possibilité d’une dépendance au-delà de 13.
Nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans votre réflexion.
mercredi 29 décembre 2010
Lettre à la famille du patient alcoolique
Information à la Famille
Texte tiré en majeure partie de la « Lettre à la Famille » du Dr Fouquet (Le Dr Fouquet est un médecin alcoologue qui, dans les années 1950, a « renouvelé » l’alcoologie, définissant entre autre l’alcoolisme comme étant une perte de la liberté de s’abstenir d’alcool.)
" Votre parent ou proche est suivi au Centre. Sans doute vous posez-vous de multiples questions à son sujet, tant pour le présent que pour l’avenir.
Le but de cette Lettre est de tenter de répondre, dans la mesure du possible, à vos légitimes préoccupations. Il est très utile en effet que l’on vous tienne informé, car vous sentez bien que votre rôle, demain, sera très important.
Cette « Lettre » conserve son caractère impersonnel, écrite pour « toutes » les familles de malades, elle ne saurait tenir compte du cas particulier qui se pose à vous. Vous ne trouverez donc ici que des considérations d’ordre général sur la maladie alcoolique, maladie si particulière et méconnue dont votre parent ou proche est atteint.
En aucune façon, cette lettre ne peut se substituer à une conversation plus approfondie entre vous et l’intervenant qui suit spécialement votre parent ou proche.
La « Petite Guerre » chez vous.
Quelle est donc cette maladie qui a si profondément détérioré la vie de votre malade et celle de sa famille ? Depuis des mois, sinon des années, vous êtes le témoin douloureux d’un fait incompréhensible : il (le proche ; dans tout le texte à suivre sera utilisée cette terminologie pour signifier indifféremment le malade, le parent ou le proche) boit trop de vin, trop de bière ou trop d’alcool, soit tous les jours, soit par périodes, et il ne le supporte plus, quelles que soient les qualités ou quantités de ces liquides.
Peu importent d’ailleurs les modalités de détail de sa consommation, le fait est qu’il continue « aveuglément ». Sa santé en souffre, évidemment, mais aussi son humeur, plus souvent mauvaise que bonne ; son caractère devient pénible, irritable ; ses capacités intellectuelles fléchissent, son travail aussi s’en est vivement ressenti, etc.. Toutes ces altérations sont évidentes, crèvent les yeux de son entourage.
Naturellement, vous lui en avez fait la remarque, c’était le bon sens même. A votre étonnement, il est resté « sourd » et a continué à boire comme avant. Après les appels à la raison, sont venus les reproches, peut être même les menaces. Probablement vous est-il arrivé parfois de vous mettre en colère et finalement de désespérer de trouver une issue à cette situation infernale. En même temps que votre chagrin et votre irritation croissaient, le mal ne faisait qu’empirer. Après avoir eu l’illusion persistante qu’il aurait pu s’arrêter s’il l’avait voulu, vous en êtes peut-être arrivé à penser qu’il le faisait exprès. Au lieu de reconnaître que la vie devenait impossible, votre proche prétendait par exemple, n’avoir rien bu, ou…presque pas ; de nombreux indices vous prouvaient immédiatement le contraire. Après les dénégations, vous avez connu aussi les repentirs, puis les promesses, les espoirs tout neufs chaque fois brisés...etc.
Aujourd’hui ou par le passé, la situation a pu être modifiée ; soit après un incident plus grave que les autres, soit par crainte de perdre définitivement votre affection ou de ruiner sa situation, ou sa santé, votre proche a ou avait accepté enfin, bon gré mal gré, de se faire soigner. Vous avez ou aviez alors constaté son amélioration physique et morale. Il avait retrouvé sommeil et appétit, son caractère plus gai, plus confiant ; Il faisait même des projets d’avenir. Le premier bilan était positif et rassurant ; mais probablement vous posiez-vous d’autres questions : « combien de temps cela va durer ? Peut-il retomber dans les mêmes errements ? Faudra-t-il tout recommencer dans quelques semaines ou quelques mois ? » Pour répondre à ces questions, nous vous proposons quelques informations concernant cette maladie.
La Maladie.
D’abord, pourquoi parler de maladie, et non pas plus simplement du vice, du manque de volonté, des mauvaises habitudes qui ont entraîné tous ces malheurs ? Justement, tous ces termes ne sont pas applicables à votre proche et une étape décisive sera franchie, par vous comme par lui, quand vous aurez admis que vice, défaut de volonté ou mauvaises habitudes n’ont rien à voir avec ce qui arrive. Il s’agit de tout autre chose. Il s’agit d’une maladie dont on peut résumer le symptôme majeur par une phrase : « Votre proche a perdu la liberté de s’abstenir de l’alcool »
Il est d’un intérêt capital que vous compreniez bien ce que l’on veut dire par cette phrase. En effet, il s’agit de la perte d’un mécanisme normal. Pour vous, et pour la majeure partie des gens, les boissons alcooliques peuvent être un agrément, un plaisir même, mais vous pourriez vous en passer facilement. Pour votre proche, elles étaient devenues une nécessité maladive aussi impérieuse et vitale que pour nous tous le besoin de dormir. On peut échapper au sommeil pendant un temps plus ou moins long, mais tôt ou tard il faudra dormir. Il en va de même pour votre proche à l’égard de l’alcool : il ne pouvait plus s’en passer.
Les 3 éléments de cette maladie, tels que les présentaient le Dr Fouquet :
1) « L’intoxication alcoolique »
Dans ces conditions, peu à peu, l’organisme s’est intoxiqué, c'est-à-dire qu’il a accumulé des produits toxiques dont l’effet était d’autant plus nocif que l’organisme était de moins en moins résistant. Grâce au sevrage avec l’arrêt de l’alcool, les effets toxiques ont pu être réduits. Il est possible qu’ils ne laissent que peu de traces dans l’organisme de votre proche.
2) « L’alcoolo-dépendance ».
Mais plus importante est la question de savoir si ce « besoin » d’alcool pèsera inéluctablement sur son destin. Autrement dit, « est-il possible de le mettre dans un état où ce besoin ne se fasse plus sentir ? »
Après une période de sevrage d’une dizaine de jours, la réponse est oui, concernant les manifestations physiques de la dépendance.
Par contre, le fait est que si le malade reprend, sous quelque forme que ce soit, de l’alcool, le risque de revoir progressivement ou brutalement, la nécessité de boire à nouveau réapparaisse.
C’est dire que le propre de cette maladie est de rendre celui qui en est atteint, lié à l’alcool….il lui faut donc pouvoir rester strictement abstinent.
3) Le Facteur Psychologique.
Mais ce n’est pas tout. Peut-être avez-vous pu noter, bien avant qu’il ne soit malade, divers traits particuliers de son caractère ou certaines tendances de sa personnalité. De plus, au cours de circonstances émotionnelles telles que la tristesse, anxiété, dépit, colère, etc.., vous avez sans doute remarqué que votre proche avait tendance à boire plus et aussi que dans ces circonstances il « supportait » moins bien. Rappelez-vous aussi l’expression « noyer son chagrin ». Cet exemple montre un aspect du rôle de l’alcool. Vous connaissez aussi l’histoire du soldat de deuxième classe à qui le capitaine propose le galon de caporal, s’il peut s’arrêter de boire pendant deux mois. L’autre répond : « Mon capitaine, ça ne m’intéresse pas, quand j’ai bu je me crois général ».
Cette anecdote illustre naïvement un des mécanismes possibles qui a pu être à l’origine de son rêve insensé de bonheur par l’alcool.
Il est d’autres mécanismes, où peut-être vous-même intervenez, car, dans les difficultés avec l’entourage (notamment le conjoint), bien souvent, on ne voit pas bien ce qui est cause et ce qui est conséquence ; il est en tout cas important d’y réfléchir, et si possible d’y réfléchir avec lui. Bien sûr, tant que durait la « petite guerre », c’était impossible. Si vous voulez vraiment reconstruire quelque chose ensemble, il faut mettre chacun du sien, en essayant chacun de se mettre à la place de l’autre.
Ces éléments psychologiques, et sans doute bien d’autres plus intimes, ignorés de vous ou même de lui, jouent un rôle déterminant dans cette maladie. Leur réapparition provoquerait la réapparition du désir d’alcool.
C’est dire toute l’importance qu’il y aura pour le convalescent à reconstituer avec vous une vie harmonieuse capable de lui apporter des satisfactions bien plus authentiques que celles, illusoires, cherchées dans l’alcool. « Il ne lui suffira pas de ne boire que de l’eau, il lui faudra aussi être heureux ».
Ce bref résumé vous permet de mieux comprendre le principe d’étapes essentielles dans le cadre du cheminement « thérapeutique » auquel s’astreint le malade, avec notre, votre collaboration.
Passé le cap du « sevrage », il y a lieu de poursuivre la réflexion quant aux éléments psychologiques, physiques, sociaux, environnementaux, familiaux, professionnels, financiers…etc. jugés à risques de récidive, afin de préserver son avenir, en vue d’une vie plus heureuse.
Votre attitude : et vous-même, que pouvez-vous faire ?
Le plus important est d’abord que vous admettiez qu’il s’agit bien d’une maladie, pour laquelle votre malade utilisera différents « outils » dont le secteur médical peut éventuellement faire partie, tout comme les « proches » et bien d’autres moyens, afin de mettre du mouvement dans ce dispositif, qui se caractérisait de plus en plus par l’inertie ; tout en devenant le décideur et « l’acteur principal ».
Au sortir d’une phase de sevrage, sans doute êtes-vous plus calme, reposé et prêt à un nouvel effort pour l’accompagner dans cette démarche de changements.
1) Liquider le passé.
Votre droit au bonheur a été saccagé. Croyez bien que, pour avoir entendu des centaines de confidences analogues à celles que vous pourriez nous faire, nous comprenons le drame que vous avez vécu et compatissons très sincèrement à vos souffrances. Quelle que soit votre situation présente, nous vous demandons instamment de tout faire pour entreprendre avec courage la liquidation de ce passé douloureux. Sans doute n’est-ce pas toujours aisé et bien des détails navrants ne seront pas faciles à oublier ; d’ailleurs il n’est pas question de les oublier, mais plutôt de tenter qu’ils ne viennent plus parasiter le présent.
Les allusions incessantes aux « fautes » commises, les reproches, les ressentiments ne possèdent aucune vertu curative. Inutile de vous acharner à obtenir des « aveux », à exiger qu’il reconnaisse ses « manquements ». L’expression de ses regrets ou de ses remords vous apporterait peut-être une satisfaction amère, mais dans une large mesure ceci risque d’être particulièrement nocif pour lui et de le rejeter dans le désespoir. On ne peut valablement reconstruire dans ce climat. Enfin, comme vous le savez, bien d’autres éléments de la situation présente risquent de se charger, en dehors de vous, de lui rappeler tout ce qui a été détruit.
Lui aussi sait tout cela. Aujourd’hui il mesure avec lucidité l’étendue des dégâts. Notre rôle a entre autre consisté à lui permettre cette critique serrée de ses années perdues, et aussi à l’aider à surmonter de lourds sentiments de culpabilité.
Aussi notre premier conseil est-il : « ne lui parlez plus du passé, en tout cas pas pour vous plaindre ou pour faire des reproches ».
2) Neutralité à l’égard de l’alcool.
C’est votre ennemi. Sans doute êtes-vous prêt encore à reprendre la lutte pour éloigner ce produit maudit ; pour autant ce combat ne sert à rien, c’est peine perdue.
Pour exemple : - à la maison, il est inutile de cacher les bouteilles d’alcool. Définissez ensemble la conduite à tenir. Si vous avez l’habitude aux repas de boire du vin ou de la bière, vous pouvez continuer. Si vous invitez des parents ou des amis, même attitude.
- hors de la maison, les bistrots sont nombreux, les commerces également. Dans la vie professionnelle, les « occasions » ne manqueront pas ; vous savez trop que vous n’y pouvez rien et qu’il est souvent vain - sauf cas très particulier – d’envisager de changer de profession. Cette même réflexion peut-être menée dans le cadre de la vie sociale et des éventuelles limitations que vous souhaiteriez voir mises en place… avec les répercussions négatives de ce type de décisions.
3) Lui faire confiance dans le présent.
Il ne nous est pas inconnu que cela soit aussi difficile pour vous. Si un jour votre proche est en retard pour rentrer, vous éprouverez un serrement de cœur et penserez immédiatement : « ça y est, je suis sûr(e) que c’est à cause de ça ! ». Quand il arrivera quelques minutes plus tard, vous expliquant la cause légitime de son retard, ne montrez pas que vous avez été inquiet. Si un soir, il vous dit : « je sors 5 minutes parce que j’ai oublié d’acheter le journal… », même anxiété, même attitude.
Certaines phrases, recommandations ou « ordres » se révèlent particulièrement infantilisantes et dans ce cas improductives, du style : « sois raisonnable, fais attention, tu as pris tes médicaments ? etc.. » ; il en est de même des serments ou des promesses « arrachés », tout comme des questions qui pour le coup se révèlent agressives (tu as bu ?) ou insidieuses du genre : « tu as l’air fatigué ? tu as l’air excité ? tu es rouge ? tu es pâle ? tu ne parles pas ? tu parles beaucoup ? qui sous-entendent toujours : « je soupçonne que tu as bu ».
Pour que vous puissiez vous convaincre vous-même du « bien fondé » du § précédent, posez vous la simple question : « n’ai-je pas depuis longtemps utilisé ces « techniques » d’approches que l’on me dit improductives ?...quelles en ont été les bénéfices et quelles en ont été les conséquences négatives ? et y-a-t-il lieu de les poursuivre ? ».
Pour autant même en modifiant l’approche que vous aurez avec votre proche, il n’en demeure pas moins que vous resterez anxieux pendant des mois, mais qu’il est souhaitable de « jouer » un nouveau jeu ou plutôt avec de nouvelles règles. Pour vous aider à accomplir ces changements et supporter cette anxiété qui peut se révéler perturbatrice n’hésitez pas à faire appel à notre équipe. Un intervenant, différent de celui qui suit votre proche, pourra vous accompagner dans votre réflexion. De plus, au sein des mouvements d’entraide, vous avez également la possibilité de trouver des éléments de soutien qui vous soient spécifiques.
4) Et lui faire confiance pour l’avenir.
A l’instant il vient de vous être demandé deux choses difficiles : l’une concerne la « révision » d’une attitude allant dans le sens des « considérations rétrospectives et de la tendance à la surveillance relative à l’alcool dans le présent ; de plus il est abordé de l’intérêt du témoignage de la plus large confiance possible pour l’avenir.
Le sevrage effectué et l’abstinence instaurée, vous savez que votre proche est allé se promener seul en ville…il ne s’est rien passé d’extraordinaire, ou plus exactement il est probable qu’il ait fait un usage normal de sa liberté retrouvée. Dans quelques jours il …reprendra le travail, va de nouveau assumer un certain nombre de responsabilités vis-à-vis de lui, de vous et des autres. Il aura des initiatives et des décisions à prendre ; il retrouvera certaines attributions perdues, par exemple le maniement normal de l’argent, le suivi des comptes au domicile, le suivi scolaire des enfants..etc. en un mot, il redeviendra un adulte autonome.
Pour l’aider à cette restauration de sa valeur humaine, là encore, il vous est proposé d’imaginer de prendre le contre-pied de l’attitude antérieure probable : faire taire, ou apprendre à gérer une anxiété qui, laissée sans frein vous conduirait à la suspicion, à la méfiance.
L’objectif de ces modifications d’attitudes : lui permettre de pouvoir retrouver, grâce également à vous, l’estime et l’affection dont il a tant besoin. Dans notre société humaine où tout est si parfaitement organisé pour développer et encourager l’alcoolisme, trop peu de choses existent encore pour venir au secours de ses victimes, qui rencontrent seulement menaces et coercitions. Comment pourra-t-il retrouver une signification valable à sa vie, si ce n’est d’abord auprès de vous et des siens ?
L’avenir.
Nous avons bien conscience que la lecture de ces lignes vous laisse sceptique. Peut-être pensez-vous que nous ne tenons vraiment aucun compte du passé de mensonges et de dissimulations et qu’en définitive, nous sommes bien naïfs de vous proposer une politique semblable !
Notre rôle n’est pas de vous bercer d’illusions ou d’espoir. Pour autant, nous vous avons proposé d’analyser l’efficacité des « politiques » utilisées auparavant et si vous jugez de leur inefficacité, d’en prendre le contre-pied ou pour le moins une direction autre.
La maladie alcoolique se caractérise par son caractère chronique, tout comme on pourrait le dire pour l’asthme ou le diabète..etc.
On ne guérit pas de ce type de maladie en l’espace de 4 semaines ; pour autant, à l’issue de cette période de 4 semaines d’abstinence, on entre en convalescence.
L’évolution de cette maladie est difficilement prévisible ; elle peut tout aussi bien être d’emblée favorable qu’entrecoupée, à plus ou moins longue échéance, d’incidents de tous ordres dont vous devez être informé.
Quoiqu’il arrive sachez que vous aurez toujours la possibilité de conserver un contact avec un des intervenants de l’équipe ; dans le cadre d’un suivi que vous souhaiteriez personnalisé, cet intervenant sera bien entendu différent que celui qui est amené à accompagner votre proche.
Le premier incident auquel vous pensez est la ré alcoolisation qui peut soit rester ponctuelle à type d’accroc au contrat d’abstinence ou éventuellement ouvrir le champ à une véritable rechute. Sans vouloir minimiser ce type d’accroc, il n’y a pas lieu non plus de le diaboliser et de l’ériger comme étant la transgression ultime, au titre de la violation de l’abstinence.
Si une telle éventualité se présentait, malgré votre chagrin ou votre irritation secrète, l’ensemble des « nouvelles » techniques d’approches relationnelles seront à mettre en pratique en vue d’un soutien réaffirmé, témoignant de votre affection et de la poursuite de votre collaboration au lent processus d’amélioration. Bien entendu, la reprise rapide d’un rendez-vous au Centre est également vivement conseillée, afin de ré analyser le dispositif d’alerte et d’urgence lors du réveil des pulsions d’alcoolisation, dans le but de réduire le risque de passage à l’acte conduisant à des reconsommations.
Le deuxième ordre de difficultés possibles est la persistance d’un état physique, mais surtout moral médiocre, au décours d’un sevrage.
Il n’est pas exclu que même en restant strictement abstinent, votre proche éprouve, pendant un temps assez long, soit des troubles du sommeil, de l’appétit, etc..,soit, sur un autre plan, de l’anxiété, des tendances à la dépression ou à l’irritation, etc. Le traitement de ces manifestations éventuelles sera à négocier dans le cadre du suivi au Centre ou auprès de son médecin traitant.
Enfin, la situation conjugale, familiale, professionnelle, financière ou sociale dans laquelle il se trouve est plus ou moins compliquée. Sans doute, bien des obstacles devront-ils être surmontés. Là encore, il peut y avoir des hauts et des bas et la réussite sera plus ou moins longue à venir.
Durant la lecture de ces quelques lignes vous avez pu être balancé entre des perspectives plus ou moins optimistes puis pessimistes. En fait, vous le comprenez bien, chaque situation est un cas particulier et en tirer des généralités n’est pas concevable dans ce que vous vivez ou vivrez. Pour autant, la persévérance et l’espoir font partie des outils indispensables dans cet accompagnement.
Conclusion.
Après la lecture de ces pages, nous vous proposons de les garder, de les relire et surtout ne craignez ni de faire des objections, ni de poser toutes les questions utiles à la maturation de la réflexion. Il est effectivement important que l’on puisse établir une véritable alliance thérapeutique, en collaboration avec votre proche, qui restera, quoiqu’on souhaite, veuille ou fasse, l’acteur principal mais également l’ultime décideur quant au choix de scénario d’une autre histoire qui reste à inventer."
Ecoute Alcool : 08 11 91 30 30 (de 8h à 2h coût d'un appel local)
- information soutien conseil orientation pour les personnes en difficulté avec l'alcool et leurs proches -
Texte tiré en majeure partie de la « Lettre à la Famille » du Dr Fouquet (Le Dr Fouquet est un médecin alcoologue qui, dans les années 1950, a « renouvelé » l’alcoologie, définissant entre autre l’alcoolisme comme étant une perte de la liberté de s’abstenir d’alcool.)
" Votre parent ou proche est suivi au Centre. Sans doute vous posez-vous de multiples questions à son sujet, tant pour le présent que pour l’avenir.
Le but de cette Lettre est de tenter de répondre, dans la mesure du possible, à vos légitimes préoccupations. Il est très utile en effet que l’on vous tienne informé, car vous sentez bien que votre rôle, demain, sera très important.
Cette « Lettre » conserve son caractère impersonnel, écrite pour « toutes » les familles de malades, elle ne saurait tenir compte du cas particulier qui se pose à vous. Vous ne trouverez donc ici que des considérations d’ordre général sur la maladie alcoolique, maladie si particulière et méconnue dont votre parent ou proche est atteint.
En aucune façon, cette lettre ne peut se substituer à une conversation plus approfondie entre vous et l’intervenant qui suit spécialement votre parent ou proche.
La « Petite Guerre » chez vous.
Quelle est donc cette maladie qui a si profondément détérioré la vie de votre malade et celle de sa famille ? Depuis des mois, sinon des années, vous êtes le témoin douloureux d’un fait incompréhensible : il (le proche ; dans tout le texte à suivre sera utilisée cette terminologie pour signifier indifféremment le malade, le parent ou le proche) boit trop de vin, trop de bière ou trop d’alcool, soit tous les jours, soit par périodes, et il ne le supporte plus, quelles que soient les qualités ou quantités de ces liquides.
Peu importent d’ailleurs les modalités de détail de sa consommation, le fait est qu’il continue « aveuglément ». Sa santé en souffre, évidemment, mais aussi son humeur, plus souvent mauvaise que bonne ; son caractère devient pénible, irritable ; ses capacités intellectuelles fléchissent, son travail aussi s’en est vivement ressenti, etc.. Toutes ces altérations sont évidentes, crèvent les yeux de son entourage.
Naturellement, vous lui en avez fait la remarque, c’était le bon sens même. A votre étonnement, il est resté « sourd » et a continué à boire comme avant. Après les appels à la raison, sont venus les reproches, peut être même les menaces. Probablement vous est-il arrivé parfois de vous mettre en colère et finalement de désespérer de trouver une issue à cette situation infernale. En même temps que votre chagrin et votre irritation croissaient, le mal ne faisait qu’empirer. Après avoir eu l’illusion persistante qu’il aurait pu s’arrêter s’il l’avait voulu, vous en êtes peut-être arrivé à penser qu’il le faisait exprès. Au lieu de reconnaître que la vie devenait impossible, votre proche prétendait par exemple, n’avoir rien bu, ou…presque pas ; de nombreux indices vous prouvaient immédiatement le contraire. Après les dénégations, vous avez connu aussi les repentirs, puis les promesses, les espoirs tout neufs chaque fois brisés...etc.
Aujourd’hui ou par le passé, la situation a pu être modifiée ; soit après un incident plus grave que les autres, soit par crainte de perdre définitivement votre affection ou de ruiner sa situation, ou sa santé, votre proche a ou avait accepté enfin, bon gré mal gré, de se faire soigner. Vous avez ou aviez alors constaté son amélioration physique et morale. Il avait retrouvé sommeil et appétit, son caractère plus gai, plus confiant ; Il faisait même des projets d’avenir. Le premier bilan était positif et rassurant ; mais probablement vous posiez-vous d’autres questions : « combien de temps cela va durer ? Peut-il retomber dans les mêmes errements ? Faudra-t-il tout recommencer dans quelques semaines ou quelques mois ? » Pour répondre à ces questions, nous vous proposons quelques informations concernant cette maladie.
La Maladie.
D’abord, pourquoi parler de maladie, et non pas plus simplement du vice, du manque de volonté, des mauvaises habitudes qui ont entraîné tous ces malheurs ? Justement, tous ces termes ne sont pas applicables à votre proche et une étape décisive sera franchie, par vous comme par lui, quand vous aurez admis que vice, défaut de volonté ou mauvaises habitudes n’ont rien à voir avec ce qui arrive. Il s’agit de tout autre chose. Il s’agit d’une maladie dont on peut résumer le symptôme majeur par une phrase : « Votre proche a perdu la liberté de s’abstenir de l’alcool »
Il est d’un intérêt capital que vous compreniez bien ce que l’on veut dire par cette phrase. En effet, il s’agit de la perte d’un mécanisme normal. Pour vous, et pour la majeure partie des gens, les boissons alcooliques peuvent être un agrément, un plaisir même, mais vous pourriez vous en passer facilement. Pour votre proche, elles étaient devenues une nécessité maladive aussi impérieuse et vitale que pour nous tous le besoin de dormir. On peut échapper au sommeil pendant un temps plus ou moins long, mais tôt ou tard il faudra dormir. Il en va de même pour votre proche à l’égard de l’alcool : il ne pouvait plus s’en passer.
Les 3 éléments de cette maladie, tels que les présentaient le Dr Fouquet :
1) « L’intoxication alcoolique »
Dans ces conditions, peu à peu, l’organisme s’est intoxiqué, c'est-à-dire qu’il a accumulé des produits toxiques dont l’effet était d’autant plus nocif que l’organisme était de moins en moins résistant. Grâce au sevrage avec l’arrêt de l’alcool, les effets toxiques ont pu être réduits. Il est possible qu’ils ne laissent que peu de traces dans l’organisme de votre proche.
2) « L’alcoolo-dépendance ».
Mais plus importante est la question de savoir si ce « besoin » d’alcool pèsera inéluctablement sur son destin. Autrement dit, « est-il possible de le mettre dans un état où ce besoin ne se fasse plus sentir ? »
Après une période de sevrage d’une dizaine de jours, la réponse est oui, concernant les manifestations physiques de la dépendance.
Par contre, le fait est que si le malade reprend, sous quelque forme que ce soit, de l’alcool, le risque de revoir progressivement ou brutalement, la nécessité de boire à nouveau réapparaisse.
C’est dire que le propre de cette maladie est de rendre celui qui en est atteint, lié à l’alcool….il lui faut donc pouvoir rester strictement abstinent.
3) Le Facteur Psychologique.
Mais ce n’est pas tout. Peut-être avez-vous pu noter, bien avant qu’il ne soit malade, divers traits particuliers de son caractère ou certaines tendances de sa personnalité. De plus, au cours de circonstances émotionnelles telles que la tristesse, anxiété, dépit, colère, etc.., vous avez sans doute remarqué que votre proche avait tendance à boire plus et aussi que dans ces circonstances il « supportait » moins bien. Rappelez-vous aussi l’expression « noyer son chagrin ». Cet exemple montre un aspect du rôle de l’alcool. Vous connaissez aussi l’histoire du soldat de deuxième classe à qui le capitaine propose le galon de caporal, s’il peut s’arrêter de boire pendant deux mois. L’autre répond : « Mon capitaine, ça ne m’intéresse pas, quand j’ai bu je me crois général ».
Cette anecdote illustre naïvement un des mécanismes possibles qui a pu être à l’origine de son rêve insensé de bonheur par l’alcool.
Il est d’autres mécanismes, où peut-être vous-même intervenez, car, dans les difficultés avec l’entourage (notamment le conjoint), bien souvent, on ne voit pas bien ce qui est cause et ce qui est conséquence ; il est en tout cas important d’y réfléchir, et si possible d’y réfléchir avec lui. Bien sûr, tant que durait la « petite guerre », c’était impossible. Si vous voulez vraiment reconstruire quelque chose ensemble, il faut mettre chacun du sien, en essayant chacun de se mettre à la place de l’autre.
Ces éléments psychologiques, et sans doute bien d’autres plus intimes, ignorés de vous ou même de lui, jouent un rôle déterminant dans cette maladie. Leur réapparition provoquerait la réapparition du désir d’alcool.
C’est dire toute l’importance qu’il y aura pour le convalescent à reconstituer avec vous une vie harmonieuse capable de lui apporter des satisfactions bien plus authentiques que celles, illusoires, cherchées dans l’alcool. « Il ne lui suffira pas de ne boire que de l’eau, il lui faudra aussi être heureux ».
Ce bref résumé vous permet de mieux comprendre le principe d’étapes essentielles dans le cadre du cheminement « thérapeutique » auquel s’astreint le malade, avec notre, votre collaboration.
Passé le cap du « sevrage », il y a lieu de poursuivre la réflexion quant aux éléments psychologiques, physiques, sociaux, environnementaux, familiaux, professionnels, financiers…etc. jugés à risques de récidive, afin de préserver son avenir, en vue d’une vie plus heureuse.
Votre attitude : et vous-même, que pouvez-vous faire ?
Le plus important est d’abord que vous admettiez qu’il s’agit bien d’une maladie, pour laquelle votre malade utilisera différents « outils » dont le secteur médical peut éventuellement faire partie, tout comme les « proches » et bien d’autres moyens, afin de mettre du mouvement dans ce dispositif, qui se caractérisait de plus en plus par l’inertie ; tout en devenant le décideur et « l’acteur principal ».
Au sortir d’une phase de sevrage, sans doute êtes-vous plus calme, reposé et prêt à un nouvel effort pour l’accompagner dans cette démarche de changements.
1) Liquider le passé.
Votre droit au bonheur a été saccagé. Croyez bien que, pour avoir entendu des centaines de confidences analogues à celles que vous pourriez nous faire, nous comprenons le drame que vous avez vécu et compatissons très sincèrement à vos souffrances. Quelle que soit votre situation présente, nous vous demandons instamment de tout faire pour entreprendre avec courage la liquidation de ce passé douloureux. Sans doute n’est-ce pas toujours aisé et bien des détails navrants ne seront pas faciles à oublier ; d’ailleurs il n’est pas question de les oublier, mais plutôt de tenter qu’ils ne viennent plus parasiter le présent.
Les allusions incessantes aux « fautes » commises, les reproches, les ressentiments ne possèdent aucune vertu curative. Inutile de vous acharner à obtenir des « aveux », à exiger qu’il reconnaisse ses « manquements ». L’expression de ses regrets ou de ses remords vous apporterait peut-être une satisfaction amère, mais dans une large mesure ceci risque d’être particulièrement nocif pour lui et de le rejeter dans le désespoir. On ne peut valablement reconstruire dans ce climat. Enfin, comme vous le savez, bien d’autres éléments de la situation présente risquent de se charger, en dehors de vous, de lui rappeler tout ce qui a été détruit.
Lui aussi sait tout cela. Aujourd’hui il mesure avec lucidité l’étendue des dégâts. Notre rôle a entre autre consisté à lui permettre cette critique serrée de ses années perdues, et aussi à l’aider à surmonter de lourds sentiments de culpabilité.
Aussi notre premier conseil est-il : « ne lui parlez plus du passé, en tout cas pas pour vous plaindre ou pour faire des reproches ».
2) Neutralité à l’égard de l’alcool.
C’est votre ennemi. Sans doute êtes-vous prêt encore à reprendre la lutte pour éloigner ce produit maudit ; pour autant ce combat ne sert à rien, c’est peine perdue.
Pour exemple : - à la maison, il est inutile de cacher les bouteilles d’alcool. Définissez ensemble la conduite à tenir. Si vous avez l’habitude aux repas de boire du vin ou de la bière, vous pouvez continuer. Si vous invitez des parents ou des amis, même attitude.
- hors de la maison, les bistrots sont nombreux, les commerces également. Dans la vie professionnelle, les « occasions » ne manqueront pas ; vous savez trop que vous n’y pouvez rien et qu’il est souvent vain - sauf cas très particulier – d’envisager de changer de profession. Cette même réflexion peut-être menée dans le cadre de la vie sociale et des éventuelles limitations que vous souhaiteriez voir mises en place… avec les répercussions négatives de ce type de décisions.
3) Lui faire confiance dans le présent.
Il ne nous est pas inconnu que cela soit aussi difficile pour vous. Si un jour votre proche est en retard pour rentrer, vous éprouverez un serrement de cœur et penserez immédiatement : « ça y est, je suis sûr(e) que c’est à cause de ça ! ». Quand il arrivera quelques minutes plus tard, vous expliquant la cause légitime de son retard, ne montrez pas que vous avez été inquiet. Si un soir, il vous dit : « je sors 5 minutes parce que j’ai oublié d’acheter le journal… », même anxiété, même attitude.
Certaines phrases, recommandations ou « ordres » se révèlent particulièrement infantilisantes et dans ce cas improductives, du style : « sois raisonnable, fais attention, tu as pris tes médicaments ? etc.. » ; il en est de même des serments ou des promesses « arrachés », tout comme des questions qui pour le coup se révèlent agressives (tu as bu ?) ou insidieuses du genre : « tu as l’air fatigué ? tu as l’air excité ? tu es rouge ? tu es pâle ? tu ne parles pas ? tu parles beaucoup ? qui sous-entendent toujours : « je soupçonne que tu as bu ».
Pour que vous puissiez vous convaincre vous-même du « bien fondé » du § précédent, posez vous la simple question : « n’ai-je pas depuis longtemps utilisé ces « techniques » d’approches que l’on me dit improductives ?...quelles en ont été les bénéfices et quelles en ont été les conséquences négatives ? et y-a-t-il lieu de les poursuivre ? ».
Pour autant même en modifiant l’approche que vous aurez avec votre proche, il n’en demeure pas moins que vous resterez anxieux pendant des mois, mais qu’il est souhaitable de « jouer » un nouveau jeu ou plutôt avec de nouvelles règles. Pour vous aider à accomplir ces changements et supporter cette anxiété qui peut se révéler perturbatrice n’hésitez pas à faire appel à notre équipe. Un intervenant, différent de celui qui suit votre proche, pourra vous accompagner dans votre réflexion. De plus, au sein des mouvements d’entraide, vous avez également la possibilité de trouver des éléments de soutien qui vous soient spécifiques.
4) Et lui faire confiance pour l’avenir.
A l’instant il vient de vous être demandé deux choses difficiles : l’une concerne la « révision » d’une attitude allant dans le sens des « considérations rétrospectives et de la tendance à la surveillance relative à l’alcool dans le présent ; de plus il est abordé de l’intérêt du témoignage de la plus large confiance possible pour l’avenir.
Le sevrage effectué et l’abstinence instaurée, vous savez que votre proche est allé se promener seul en ville…il ne s’est rien passé d’extraordinaire, ou plus exactement il est probable qu’il ait fait un usage normal de sa liberté retrouvée. Dans quelques jours il …reprendra le travail, va de nouveau assumer un certain nombre de responsabilités vis-à-vis de lui, de vous et des autres. Il aura des initiatives et des décisions à prendre ; il retrouvera certaines attributions perdues, par exemple le maniement normal de l’argent, le suivi des comptes au domicile, le suivi scolaire des enfants..etc. en un mot, il redeviendra un adulte autonome.
Pour l’aider à cette restauration de sa valeur humaine, là encore, il vous est proposé d’imaginer de prendre le contre-pied de l’attitude antérieure probable : faire taire, ou apprendre à gérer une anxiété qui, laissée sans frein vous conduirait à la suspicion, à la méfiance.
L’objectif de ces modifications d’attitudes : lui permettre de pouvoir retrouver, grâce également à vous, l’estime et l’affection dont il a tant besoin. Dans notre société humaine où tout est si parfaitement organisé pour développer et encourager l’alcoolisme, trop peu de choses existent encore pour venir au secours de ses victimes, qui rencontrent seulement menaces et coercitions. Comment pourra-t-il retrouver une signification valable à sa vie, si ce n’est d’abord auprès de vous et des siens ?
L’avenir.
Nous avons bien conscience que la lecture de ces lignes vous laisse sceptique. Peut-être pensez-vous que nous ne tenons vraiment aucun compte du passé de mensonges et de dissimulations et qu’en définitive, nous sommes bien naïfs de vous proposer une politique semblable !
Notre rôle n’est pas de vous bercer d’illusions ou d’espoir. Pour autant, nous vous avons proposé d’analyser l’efficacité des « politiques » utilisées auparavant et si vous jugez de leur inefficacité, d’en prendre le contre-pied ou pour le moins une direction autre.
La maladie alcoolique se caractérise par son caractère chronique, tout comme on pourrait le dire pour l’asthme ou le diabète..etc.
On ne guérit pas de ce type de maladie en l’espace de 4 semaines ; pour autant, à l’issue de cette période de 4 semaines d’abstinence, on entre en convalescence.
L’évolution de cette maladie est difficilement prévisible ; elle peut tout aussi bien être d’emblée favorable qu’entrecoupée, à plus ou moins longue échéance, d’incidents de tous ordres dont vous devez être informé.
Quoiqu’il arrive sachez que vous aurez toujours la possibilité de conserver un contact avec un des intervenants de l’équipe ; dans le cadre d’un suivi que vous souhaiteriez personnalisé, cet intervenant sera bien entendu différent que celui qui est amené à accompagner votre proche.
Le premier incident auquel vous pensez est la ré alcoolisation qui peut soit rester ponctuelle à type d’accroc au contrat d’abstinence ou éventuellement ouvrir le champ à une véritable rechute. Sans vouloir minimiser ce type d’accroc, il n’y a pas lieu non plus de le diaboliser et de l’ériger comme étant la transgression ultime, au titre de la violation de l’abstinence.
Si une telle éventualité se présentait, malgré votre chagrin ou votre irritation secrète, l’ensemble des « nouvelles » techniques d’approches relationnelles seront à mettre en pratique en vue d’un soutien réaffirmé, témoignant de votre affection et de la poursuite de votre collaboration au lent processus d’amélioration. Bien entendu, la reprise rapide d’un rendez-vous au Centre est également vivement conseillée, afin de ré analyser le dispositif d’alerte et d’urgence lors du réveil des pulsions d’alcoolisation, dans le but de réduire le risque de passage à l’acte conduisant à des reconsommations.
Le deuxième ordre de difficultés possibles est la persistance d’un état physique, mais surtout moral médiocre, au décours d’un sevrage.
Il n’est pas exclu que même en restant strictement abstinent, votre proche éprouve, pendant un temps assez long, soit des troubles du sommeil, de l’appétit, etc..,soit, sur un autre plan, de l’anxiété, des tendances à la dépression ou à l’irritation, etc. Le traitement de ces manifestations éventuelles sera à négocier dans le cadre du suivi au Centre ou auprès de son médecin traitant.
Enfin, la situation conjugale, familiale, professionnelle, financière ou sociale dans laquelle il se trouve est plus ou moins compliquée. Sans doute, bien des obstacles devront-ils être surmontés. Là encore, il peut y avoir des hauts et des bas et la réussite sera plus ou moins longue à venir.
Durant la lecture de ces quelques lignes vous avez pu être balancé entre des perspectives plus ou moins optimistes puis pessimistes. En fait, vous le comprenez bien, chaque situation est un cas particulier et en tirer des généralités n’est pas concevable dans ce que vous vivez ou vivrez. Pour autant, la persévérance et l’espoir font partie des outils indispensables dans cet accompagnement.
Conclusion.
Après la lecture de ces pages, nous vous proposons de les garder, de les relire et surtout ne craignez ni de faire des objections, ni de poser toutes les questions utiles à la maturation de la réflexion. Il est effectivement important que l’on puisse établir une véritable alliance thérapeutique, en collaboration avec votre proche, qui restera, quoiqu’on souhaite, veuille ou fasse, l’acteur principal mais également l’ultime décideur quant au choix de scénario d’une autre histoire qui reste à inventer."
Ecoute Alcool : 08 11 91 30 30 (de 8h à 2h coût d'un appel local)
- information soutien conseil orientation pour les personnes en difficulté avec l'alcool et leurs proches -
mardi 21 décembre 2010
Histoire de l'alcool
Transmis par le Docteur Guiliani ( médecin alcoologue nutritionniste consultant à Mont Saint Martin):
HISTOIRE DE L’ ALCOOL
Première Partie : « L’archéologie de l’Alcool » |
Le Christianisme
L’Ancien Testament évoque fréquemment l’usage du vin.
Le premier vigneron reste Noé qui planta la vigne dès la fin du déluge (il avait 600 ans) et en action de grâce, l’arrosa du sang d’un agneau, d’un lion, d’un singe et enfin d’un porc (on reconnaît là les effets du vin selon que l’on en boit peu, beaucoup ou trop). Il connut l’ivresse et l’humiliation de s’être mis nu devant ses fils, la dérision d’un des leurs et l’action des deux autres qui le couvrirent d’un manteau en marchant à reculons. L’ivresse seule est source d’humiliation et non pas l’homme (Noé mourut à …950 ans).
Loth est également un symbole de la différence entre l’ivresse et la dignité humaine. Lorsque Sodome fut détruite, aucune possibilité de descendance humaine ne pouvait exister, les survivants étant Loth et ses filles. Celles-ci l’enivrèrent et obtinrent de lui une descendance. Loth, grâce à l’ivresse n’eut conscience « ni de son coucher ni de son lever » (Genèse), donc fut épargné de la culpabilité de l’inceste.
Ainsi la race humaine put se perpétuer dans la moralité divine.
Le Nouveau Testament apporte une autre image du vin. Entre le premier miracle de Jésus Christ aux Noces de Cana transformant l’eau en vin et son dernier repas où le vin devient le sang du Christ, la religion chrétienne a permis le passage du vin païen au vin chrétien.
L’expansion de l’empire romain et la propagation de la chrétienté étendront la culture de la vigne. Cette culture, en France, dirigée par les romains, faite par les gaulois (esclaves) eut au fil des siècles pour mainteneurs les abbés, évêques et princes du moyen-âge.
Le Moyen-Age
Au nom de la gloire de Dieu, une viticulture monastique s’épanouit, les « Pères » brasseurs de bière faisant de même. L’ivresse toujours réprimée, devient un pêché.
Le marché du vin s’accompagne de charges, impôts et privilèges tantôt promulgués, tantôt abolis.
Dans cette époque, le monde paysan et citadin boit du vin tant qu’il n’est pas devenu vinaigre.
La Renaissance
Cette époque marque l’essor du vin-plaisir, donc d’une boisson de qualité. La naissance des grands crus aura lieu pendant les XVII et XVIIIème siècles.
La fiscalisation par « l’octroi » amène la réglementation des guinguettes, tavernes et cabarets avec heure de fermeture obligatoire, amendes pour les débitants et usagers.
Ces cabarets « parlements du peuple » comme aimera dire Balzac bien plus tard, amènent à la Révolution Française et à un éphémère « vin de la liberté » défiscalisé…le temps d’une révolution….
Cette première partie de l’histoire de l’alcool que l’on peut appeler « l’archéologie de l’alcool » reste très actuelle entre l’usage réglementé protégé, glorifié, sacré de l’hydromel au vin à la bière et aux autres boissons fermentées.
Peu de place a été donnée aux boissons distillées (alambic) d’origine arabe pour les uns, grecque pour les autres.
Concernant l’origine arabe, « al-kuhl » désignait d’abord l’antimoine pulvérisé (car on le mêlait jadis à d’autres métaux afin qu’il contribue à les durcir), ensuite tout liquide distillé. Un tel emprunt a été réalisé par d’autres alchimistes dont l’art de la magie associait des techniques chimiques (remontant à la découverte et à la maîtrise des métaux) avec des spéculations plus ou moins mystiques (ou secrètes)… ; « el khôl » signifie également en arabe : masque.
Cette « eau de vie », cet esprit du vin, fabriqué par les distillateurs et vendue uniquement aux apothicaires, sera le support élixir de teintures et autres remèdes dans le XVIII siècle.
Le mot alcool vient de naître et c’est une autre histoire développée dans la deuxième partie.
Pour l’heure qu’en retenir :
- C’est le hasard d’une fermentation qui est à l’origine de la découverte de l’alcool.
- La découverte est située au néolithique (époque dite de la pierre polie ≈ 5000 ans avant JC)
- La Grèce et la Rome antique célèbrent le culte de Dionysos pour les grecs et Bacchus pour les romains
- L’ancien testament cite les grandes ivresses de Noé et de Loth en donnant une notion morale
- Le nouveau testament insère le vin dans la vie sociale
- Le moyen-âge voit la naissance des grandes réglementations de la consommation et du négoce du vin
- La renaissance signe la qualité et la naissance des grands crus
- Les boissons issues de distillation n’ont que peu de place dans l’histoire « archéologique » de l’alcool.
Deuxième Partie : histoire de l’alcool aux temps modernes |
De quoi ça parle ?
Cet historique de la période moderne abordera les changements de comportements sociaux et l’apparition de la notion de maladie alcoolique qui préoccupera la « santé publique ». Cette préoccupation prendra 2 directions :
- La Prévention par la création d’une législation spécifique répressive et préventive et d’associations de prévention
- Les Soins partagés entre les prises en charges médicales soutenues par la recherche et les prises en charges associatives.
Si l’archéologie de l’alcool a montré que l’usage réglementé, protégé, sacralisé reste encore actuel, l’histoire des temps modernes mettra en forme « sociale » ce que les anciens avaient repéré et traduit en usage « humain ».
La fin du XVIIIème siècle, le début de la révolution industrielle s’accompagne de changements démographiques et de comportement social en Europe. Un historien britannique Théodore Zeldin écrit que le peuple français « acquiert tout d’un coup en même temps, le droit de vote et le droit de boire ».
Les méfaits d’une consommation excessive sont décrits par Dickens pendant qu’un médecin suédois Magnus Hus propose le terme d’alcoolisme en décrivant les multiples alcoolopathies viscérales ou mentales. La traduction française sera publiée en 1852.
Ainsi sont rattachés à une molécule, l’alcool, décrite par les chimistes, les effets néfastes de nombreuses boissons alcooliques. Toutefois, en 1865, Pasteur, ne trouvant pas de germes nuisibles dans le vin déclare que « le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons ».
Il est bon de rappeler que seules les boissons distillées étaient mises en cause, au point qu’un médecin affirmait en 1877 que « l’alcoolisme ne se rencontre que dans les départements qui ne consomment pas de vin » !!!
Parallèlement à la publication des scientifiques et des romanciers tels que Dickens et Zola sur l’alcoolisme, les premières sociétés de tempérance se constituent en mouvement d’aide tels que la CROIX BLEUE en 1877 à Genève, d’obédience protestante et la CROIX D’OR en 1910 d’obédience catholique. Les premiers sevrages se feront à l’aide de ces associations.
Après sa création la LIGUE NATIONALE CONTRE L’ALCOOLISME compta jusqu’à 150.000 adhérents en 1912.
La guerre de 14/18.
L’utilisation des quarts de « gnole » durant la guerre suivie dès la fin de celle-ci par « l’union sacrée » autour du « pinart de la victoire » réussira à faire passer la consommation de vin par habitant en France de 160 à 172 litres par an (moyenne de 1930 à 1939) contre 60 litres en 1997, cette alcoolisation est essentiellement masculine, des tas de jeunes conscrits ayant découvert pendant ce dramatique épisode toutes les particularités du produit qui donnait du courage, qui permettait de soigner sa détresse et ses pleurs etc…Paradoxalement, la consommation d’absinthe fut interdite en …1915.
L’entre-deux guerres
La fin de la première guerre mondiale va marquer un temps de surproduction du vignoble français, donc d’une augmentation de la consommation par habitant citée plus haut.
Les lois répressives s’intéressent à l’ivresse publique, toujours considérée comme un désordre social et situent la majorité alcoolique à 18 ans.
En janvier 1920 les Etats-Unis inventent la prohibition pendant qu’en France les associations anti-alcooliques ne seront plus soutenues par l’Etat, ni moralement, ni financièrement.
La victoire de 1918 a amené une expansion nationale « obligée ».
L’après-guerre
Le monde médical demeurera jusqu’aux années 1950 assez impuissant devant le phénomène de la dépendance alcoolique et des alcoolopathies.
L’apport des vitamines, la découverte de médicaments psychotropes, hypnotiques, tranquillisants, aidera les médecins.
Les méthodes de dégoût ou de dissuasion apparaissent, la méthode Champeau des piqûres chauffantes est proposée en 1965.
Les années 1970 voient la création des Consultations d’Hygiène Alimentaire devenant Centre d’Hygiène Alimentaire en 1975 pour s’appeler Centre d’hygiène Alimentaire et d’Alcoologie (CHAA) en 1983 qui se transformeront enfin en Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie (CCAA) en 1999.
La Ligue Nationale contre l’Alcoolisme deviendra Comité de Prévention contre l’Alcoolisme pour se nommer depuis l’Association de Prévention contre l’Alcoolisme dont l’objectif essentiel est la prévention et l’application de la législation et non l’aide aux soins.
Le monde associatif avec la Croix Bleue et la Croix d’Or crée des Centres de cure et postcure.
Il se laïcise avec la création de Vie Libre en 1953, proche du milieu du travail et des mouvements d’Education Populaire. L’aide à la réinsertion professionnelle devient un de leurs principaux objectifs.
Les Alcooliques Anonymes est une association issue de la rencontre en 1935 de deux buveurs américains (Bill et Bob) qui sont ainsi devenus abstinents. Ceux-ci éditent un livre en 1939 « les Alcooliques Anonymes », appelé le Gros Livre, surnommé Big Book, dans lequel ils développent l’idée de maladie comportementale caractérisée par une perte de contrôle des consommations et dont le seul traitement est l’abstinence absolue (sobriété), renouvelée de 24H en 24H.
Ce traitement n’est selon eux possible qu’avec le partage de l’expérience de chacun mise en commun. Le centre d’intérêt sera une réflexion commune et comportementale sur le « comment » on boit, « comment » on s’arrête et non sur le « pourquoi » je bois.
Ce mouvement sera introduit en France en 1960.
Il existe également des mouvements associatifs professionnels issus des grandes entreprises publiques ou privées.
En 1990 une définition de l’ « Addiction » est proposée par Goodman : « processus par lequel un comportement, pouvant permettre à la fois une production de plaisir et d’écarter ou d’atténuer une sensation de malaise interne, et qui se caractérise par l’échec répété de contrôler ce comportement et sa poursuite en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives ».
Ce concept d’addiction amène au terme de "pratiques addictives", comprenant de multiples facettes, dont celle de la dépendance alcoolique.
Mais ceci est une autre histoire, celle qui reste à écrire dans l’entrée de ce Millénaire.
Pour l’heure, qu’en retenir ?
- La fin du XVIIIème siècle avec la Révolution Française marque des changements de comportements sociaux.
- Le terme alcoolisme apparaît au milieu du XIXème siècle
- La fin du XIXème et le début du XXème siècle seront marqués par la création d’associations de soutien aux malades alcooliques et de prévention contre l’alcoolisme
- Après les années 1950 une véritable stratégie de soins sur le plan médical se met en place.
- A l’aube des années 2000 un nouveau concept laisse augurer de nouvelles stratégies : l’ADDICTION….
lien réduction des risques : http://www.technoplus.org/t,1/1018/t
sur la route : http://www.technoplus.org/t,1/1055/securite-routiere
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